Le handicap devient vite, en plus de tout le reste, une forme d’exclusion. Une ville ne peut pas être tenue pour parfaitement civilisée, si elle ajoute l’injustice de l’indifférence à celle de la nature et de la vie, si elle n’est pas accessible à tous. Nous avons donc rationalisé l’accueil et l’orientation des personnes handicapées en créant une maison départementale, qui constitue un guichet unique auquel elles peuvent s’adresser. La Ville a adopté un schéma directeur pour l’autonomie et la participation des personnes handicapées, qui prévoit d’augmenter, en cinq ans, les places en établissement de 55% pour les adultes et de 38% pour les enfants. Nous avons doublé le nombre d’écoles partiellement ou totalement accessibles. Nous avons, en collaboration avec la RATP, rendu accessibles 38 lignes d’autobus sur 59.
Nous avons abaissé 3510 trottoirs. Nous avons créé, en 2003, avec la région Ile de France, un service de transport spécialisé, Paris Accompagnement Mobilité. Nous continuerons cette politique, et nous ne serons pas satisfaits tant que les personnes handicapées ne pourront pas entrer comme elles veulent dans tous les lieux publics et tous les commerces de Paris.
En direction des personnes handicapées, nous proposons qu’une réflexion s’accélère au sein du Syndicat des transports d’Ile de France (STIF) afin d’améliorer encore l’accès des personnes à mobilité réduite au sein des transports collectifs, et singulièrement du métro. Nous nous engageons également à ce qu’un « référent handicap » soit nommé dans chaque direction de l’administration parisienne, afin que cette préoccupation s’impose de façon transversale dans l’élaboration de toutes nos politiques publiques.
Nous lutterons pour l’accessibilité des centres de loisirs aux enfants handicapés.
Nous fournirons un effort particulier pour l’accompagnement du handicap mental, avec la création de foyers pour handicapés mentaux du troisième âge (il existe trop peu de foyers d’accueil pour les handicapés mentaux qui ne sont plus en âge de travailler). Nous créerons enfin une filière sportive dédiée aux personnes handicapées mentales.
Nous souhaitons en outre mettre un accent prioritaire sur l’insertion professionnelle des personnes handicapées, notamment en contribuant à une meilleure lisibilité du réseau associatif et institutionnel spécialisé. La Ville peut être un levier utile dans cette perspective, à travers des actions ponctuelles (partenariat dans le cadre de Paris pour l’Emploi) ou des synergies via son site Internet.
Merci de votre réponse.
Toute fois, je tiens a rajouter que je suis moi même bénéficiaire du PAM que je rouve les tarifs trop honnéreux.
En effet, il faut bien comprendre que la grande majorité des personnes handicapées, vivent avec seulement 621€ par mois.
Or, si une personne handicapée est amenée à prendre le PAM tous les jours, pour X raisons, elle doit débourser 300€ soit la moitié des ses revenus…
Bonjour Monsieur le Maire,
En tant que personne handicapée vivant à Paris, je souterais réagir à ce billet.
Je commencerais par attirer votre attention sur le titre que vous avez choisi d’utiliser : Pourquoi parler d’accès à l’égalté dans la mesure où celle-ci est consécutive à la citoyenneté française?
Par ailleurs, les MDPH sont une émanation directe et de ce fait une oblgation légale depuis la loi du 11 février 2005. Ainsi pourquoi vous en approprier la création?
Pour finir sur le dossier de l’accessibilité, l’accessibilité des centres de loisirs, par le droit commun est inscrite dans la loi de 2005. Il s’agit dès lors d’en respecter l’application effective. ce n’est donc pas ici une de vos inititive personnelle.
Pour conclure, je m’interroge sur l’emploi des travailleurs handicapés au sein de la Mairie de Paris, qu’en est-il du quota de 6% au sein de vos services?
Citoyennement.
Sebastien.
> Une réponse de l’équipe de www.bertranddelanoe.net
Merci pour votre contribution et pour la qualité de vos arguments.
Tout d’abord, l’égalité est une valeur proclamée par notre pays mais à laquelle il ne se conforme pas toujours.
Concernant les MDPH, elles sont prévues par la loi mais d’une part, cette création a été largement anticipée par un travail important avec les associations parisiennes et la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale de Paris. D’autre part, la MDPH de paris se veut être à la hauteur des exigences de la loi à savoir : permettre de faire droit au projet de vie de la personne handicapée.
Sur votre deuxième point, relatif au délai d’instruction de demande de Prestation de Compensation, sachez qu’il tend à se réduire et qu’il est meilleur que dans bien des départements. Il tient compte de la résorption du stock de demandes antérieures à la loi de 2005.
Troisième point, les trottoirs. Il est difficile de compter le nombre de trottoirs d’une Ville comme Paris.
Actuellement, plus de 27000 trottoirs sont abaissés et en principe, quand un trottoir est abaissé, les deux côtés du passage clouté le sont. N’hésitez pas à nous signaler les anomalies.
Vous évoquez ensuite le tarif du PAM, or, au moment où il a été conçu, il représentait une avancée certaine. Sa fréquentation, en augmentation constante, atteste qu’il répond à un besoin et si on en croit les usagers, son prix est parfaitement correct. Il pourra être appelé à baisser lors du renouvellement du marché fin 2008.
Sur l’accessibilité des commerces de proximité, à la fois la Mairie et les commerçants sont responsables et nous envisageons des efforts sur ce sujet avec les syndicats professionnels.
Vous évoquez le respect de la loi de 2005. Inscrire un droit est une chose, le rendre effectif en est une autre. C’est toute la différence entre l’affichage et le concret. La Ville de Paris s’efforce de rendre effectif le droit de tous les enfants au périscolaire par une offre adaptée et diversifiée.
Enfin, concernant l’emploi de travailleurs handicapés au sein de la Mairie, nous nous attachons là encore à favoriser le concret. Il ne s’agit pas seulement de recruter des travailleurs handicapés, il faut tout mettre en œuvre pour qu’ils s’épanouissent au travail et aient un parcours professionnel analogue à celui des valides. Nous atteignons 4.5% de travailleurs handicapés au sens de la loi de 2005.
L’équipe de www.bertranddelanoe.net
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