Face au défi environnemental qui désigne une menace planétaire, il faut des actes.
Depuis 2001, préserver l’environnement et faire évoluer nos habitudes a donc constitué une priorité constante: toute l’action municipale a été fondée sur cet impératif, qu’il s’agisse des déplacements, des crèches, des logements de l’Office HLM
(OPAC) réalisés en Haute Qualité Environnementale (HQE) ou de la consommation d’électricité dont la part destinée à l’éclairage public a diminué de 80%. D’ores et déjà, nous avons entamé la création de véritables éco-quartiers, comme aux Batignolles, Rungis, Pajol, Boucicault ou Claude Bernard, dont toute la logique d’aménagement repose sur le recours systématique aux énergies renouvelables et à la maîtrise des déperditions d’énergie.
Sur cette base, nous entendons atteindre des niveaux de performance très élevés dans le domaine environnemental.
Ainsi, le Plan Climat que le Conseil de Paris a adopté en octobre 2007 fixe des objectifs particulièrement ambitieux: réduire de 25%, par rapport à 2004, l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (CO2) produites à Paris à échéance 2020. Pour la prochaine mandature, nous nous fixons pour objectif de réduire ces émissions de 15%.
Pour tous les programmes nouveaux, en ZAC ou relevant des bailleurs sociaux, nous tendrons vers l’objectif d’un bilan énergétique neutre, voire positif. Un grand plan de réhabilitation des 171 000 logements sociaux, sera engagé, en visant un objectif de réduction de 30% des consommations énergétiques en 2020.
Dans ce cadre, nous portons une ambition claire: faire de Paris une capitale mondiale de l’énergie solaire. L’installation de 3 300m2 de panneaux photovoltaïques sur les toits de la halle Pajol préfigure l’émergence de la plus grande unité de production photovoltaïque installée au cœur d’une ville en France. De même, l’Office HLM de Paris installera 10 000m2 de ces panneaux, sur les immeubles qu’il gère. Les nouvelles constructions relevant de la municipalité ou des bailleurs sociaux de la Ville seront systématiquement équipées de capteurs solaires. Plus largement, la Ville engagera, en partenariat avec les copropriétés volontaires, un vaste plan d’installation de panneaux photovoltaïques là où c’est techniquement possible. Au total, ces actions devront permettre l’installation de 200 000m2 de panneaux solaires d’ici 2014.
Partout où c’est possible, le recours à la géothermie, (c’est-à-dire à l’utilisation des caractéristiques thermiques des nappes d’eau en sous-sol), devra être envisagée. L’eau, bien rare, bien précieux, ne doit plus être gaspillée ou polluée. Quand une surface conséquente sera urbanisée, donc imperméabilisée, des ouvrages de stockage des eaux pluviales seront programmés, sur site, afin d’éviter, en cas de forte pluie, un débordement du réseau d’égout et une pollution de la Seine. Les eaux récupérées sur les toitures seront utilisées pour l’arrosage des jardins, et sous réserve d’une évolution de la réglementation, notamment pour les sanitaires des immeubles de bureaux.
Par ailleurs, l’isolation thermique et phonique des bâtiments sera recherchée par un recours privilégié à la végétalisation des murs pignons et des toitures. Cette solution, favorable à la filtration du gaz carbonique et des poussières issues de la pollution atmosphérique, sera mise en œuvre dans la totalité des bâtiments municipaux nouvellement construits ou rénovés.
Une Agence Climat sera mise en place. Guichet unique pour les propriétaires et locataires parisiens, son rôle sera notamment de les informer sur la façon d’agir dans le bâti ancien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et le gaspillage énergétique, sur les aides et subventions disponibles, et d’apporter une capacité de diagnostic sur la situation des locaux et les travaux à entreprendre.
Pour accompagner les copropriétés désireuses de conduire des travaux d’isolation acoustique et thermique dans les logements, la Ville mettra en place un programme d’amélioration des performances énergétiques du bâti parisien (neuf et ancien) reposant sur des exonérations de taxe foncière, en fonction des évolutions législatives attendues au niveau national, et des subventions spécifiques accordées sur la base de critères relatifs à la nature du bâti et aux niveaux de ressources des propriétaires.
Ces travaux contribueront également à améliorer l’isolation acoustique des logements, en réponse à l’une des préoccupations majeures des Parisiens, la lutte contre le bruit.
Celle-ci sera complétée par une intervention sur la voirie publique – utilisation de revêtements routiers moins bruyants – et par la modernisation de la flotte des véhicules notamment municipaux (deux roues électriques, bennes moins bruyantes, travail avec les livreurs…).
Les nuisances sonores subies par les 200 000 riverains du périphérique appellent une intervention spécifique et ambitieuse: après les deux couvertures du périphérique réalisées pendant cette mandature (porte des Lilas et porte de Vanves), nous lancerons de nouveaux projets concernant quatre sites prioritaires: entre la porte de la Chapelle et celle d’Aubervilliers; porte de Montreuil; ponctuellement entre la porte d’Ivry et de Vanves; Porte des Ternes/Porte de Champerret (sous réserve pour ce dernier site que l’État apporte la contribution financière qu’il a promise). Sur les autres tronçons, et notamment là où il n’est pas possible, même à long terme, de couvrir le périphérique, nous installerons des écrans phoniques ou mettrons en place des dispositifs de limitation du bruit pour protéger les logements situés à proximité de cette infrastructure.