Au lendemain de la révision constitutionnelle adoptée lundi 21 juillet de façon étriquée, à force d’intimidations et de pressions, les socialistes ne doivent pas céder au piège que leur tend Nicolas Sarkozy: celui de l’autodénigrement, de la division et de l’individualisme. J’appelle donc chacun à la responsabilité, à la solidarité et à la sérénité.
Notre famille politique est aujourd’hui engagée dans un très bel exercice de démocratie. Ses adhérents sont invités à décider souverainement de l’orientation qu’ils souhaitent lui donner. Rien ne doit venir gâcher ce grand moment de réflexion collective, qui implique que nous restions unis autour de nos valeurs, et concentrés sur l’essentiel : être une opposition rassemblée, cohérente et créative, et préparer une autre offre politique pour nos concitoyens.
Nous le devons à tous les Français, victimes d’une politique de véritable casse sociale et qui ont besoin d’une efficacité de gauche. Et nous le devons aux militants socialistes, au nom des principes qui guident leur engagement.