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Bonjour,
J’aime bien vous retrouver de temps en temps, d’abord pour vous remercier de faire vivre ce débat, ce Paris qui aime inventer, critiquer, créer, et surtout qui aime vivre ensemble. Donc après vous avoir dit merci, vous dire que je viendrais de temps en temps, mais il y a aussi beaucoup de femmes et d’hommes de l’équipe qui animent Paris qui viendront dialoguer avec vous, vous donner un sentiment, réagir aussi à ce qui vous intéresse le plus.
Moi je voulais simplement vous dire aujourd’hui, que j’arrive de l’aéroport parce que je suis allé passer 24h à Berlin avec mon ami Klaus Wowereit, le maire de Berlin, pour fêter les 20 ans de coopération et d’amitié entre nos deux villes. Alors nos prédécesseurs avaient commencé, simplement nous avons voulu, Klaus et moi, donner une grande force à cette coopération dans le domaine culturel, dans le domaine des entreprises culturelles, dans le domaine de l’urbanisme où nos équipes travaillent ensemble très régulièrement, s’influencent l’une l’autre. La ville de Berlin et la ville de Paris sont très différentes. Paris est petit, 105 km² et Paris est contraint par un patrimoine. Malheureusement, Berlin a été détruit, Berlin a été déchiré, coupé en deux et en revanche c’est une ville extrêmement grande et les animateurs de cette ville ont beaucoup de terrain contrairement à nous, à aménager. Et donc nous partageons beaucoup. Mais je veux vous dire que si je me suis à ce point engagé, depuis six ans et demi, dans la relation aux autres grandes capitales de l’Europe, c’est une affaire de conviction.
Paris est une ville qui compte en Europe. Paris est une ville qui est aimée en Europe et nous sommes le produit d’une histoire. Ce n’est pas par hasard que lorsque Klaus Wowereit, le maire de Berlin, viendra dans dix jours à Paris pour me rendre ma visite, nous inaugurerons une belle place à Paris, qui sera la place du 9 novembre 1989. Le jour où le mur de Berlin est tombé, c’est toute l’Europe qui allait mieux. Cette Europe elle a des défauts mais n’oubliez pas que c’est le seul instrument que les citoyennes et les citoyens de ce continent aient à leur disposition pour défendre la paix, pour défendre la liberté, pour défendre la démocratie et alors partager le développement, les expériences. Nous avons des relations avec Londres, Vienne et les villes capitales des pays qui sont rentrés plus récemment dans l’Europe et je crois que c’est très important même si nous le faisons également avec les autres villes du monde, que Paris ait le sens de ses responsabilités. Pas de manière arrogante, pas de manière orgueilleuse. Le sens des responsabilités c’est que c’est une ville qui est aimée dans le monde quand elle a le goût du partage. Et donc si, je vous en reparlerai à d’autres moments, nous avons une activité assez intense avec beaucoup de grandes villes du monde, et surtout les grandes associations de pouvoirs locaux dans le monde, je veux vous dire aujourd’hui que c’est une question de conviction pour moi que Paris soit engagée dans le réseau des villes européennes, pour qu’on s’apprenne les uns aux autres, pour que l’on profite par exemple avec Londres, nous partageons des analyses, des expériences, des projets sur ce nouvel urbanisme écologique. Nous faisons dans nos deux villes, des quartiers qui sont totalement haute qualité environnementale. Avec Rome, vous imaginez qu’en matière de patrimoine et là aussi en termes d’entreprises liées à l’activité culturelle, nous avons pas mal de choses pour nous épauler.
Je vous le dis parce que je crois que c’est notre avenir, c’est notre histoire de demain, celle que nous devons construire mais avec un idéal, avec des convictions, avec du sens. D’ailleurs Paris est une ville qui accueille beaucoup d’européens. Paris est une ville où vivent beaucoup de nos amis européens. Ce n’est pas par hasard non plus qu’il y a 6 ans et demi j’ai demandé à Anne Hidalgo, qui a la double nationalité, française et espagnole, d’être la première adjointe de Paris. En plus, Anne est l’héritière d’une famille qui a combattu la dictature espagnole. Pour moi, ça a du sens. Et donc, que nous soyons dans cette ville de Paris aussi avec ceux qui y vivent, ceux qui la font, ceux qui l’influencent, ceux qui créent son âme d’aujourd’hui, c’est tout à fait fondamental.
Donc Paris, une ville qui aime l’Europe et d’ailleurs vous avez vu – peut-être que vous ne l’avez pas vu encore d’ailleurs – que parmi les propositions que je ferais pour les années qui viennent, nous avons une maison de l’Europe à Paris qui est municipale et qui fait déjà un travail formidable et mon adjoint aux relations internationales, Pierre Shapira, m’a proposé que nous créions un lieu, un centre de ressources finalement pour tous ceux, européens, qui vivent, français ou non, qui vivent à Paris et qui veulent avoir des informations, qui veulent savoir ce qu’il se passe. Et puis, pour ceux qui passent à Paris, européens ou non, et qui veulent en savoir plus, qui veulent même participer plus à ce qu’est la civilisation européenne.
Donc, je ne vous parlerais pas que de l’Europe pendant ces six mois, j’ai vraiment très envie de vous parler du reste du monde mais rentrant de Berlin aujourd’hui, voilà, c’est ce que m’inspirait l’envie de passer un petit moment avec vous.
Les élections n’ont lieu que dans six mois, donc comme elles ont lieu dans six mois, je pense que c’est le moment de se dire plein de choses, de se les dire franchement, de s’apprendre des choses les uns aux autres d’ailleurs, pour que l’on partage bien la même analyse de notre ville aujourd’hui et surtout, je vous le redis, je veux inventer l’avenir de Paris avec vous et donc merci aussi de vos contributions futures.
Bonjour Mr Bertrand Delanoé,
J’ai écouté avec intérêt vos reflexions sur Paris et l’Europe, et notamment le parallèle avec Berlin. On ne peut que souscrire à la vision européeene, et mondiale, que vous souhaitez pour Paris. Mais….
Mais puisque vous mentionnez la petite taille de Paris (105 km2) en comparaison avec Berlin et avec la plupart des grandes capitales européeenes, et donc l’absence de terrains libres, il me semble important de rappeller plusieurs points :
-Peut-on accepter que la richesse réelle de Paris (la plus value immobilière, touristique, etc) ne bénéficie qu’aux 105 km2 ?
- On ne peut plus se contenter de mains tendues et de partenariat avec la banlieue. Ces partenariats sont ponctuels et ne fonctionnent que très partiellement. Vous devez porter le projet du GRAND PARIS. Ce projet ne peut s’imposer de votre seule volonté mais vous devez l’engager vers les réformes administratives complexes que cela suppose, en lien évidemment avec l’Etat, les communes, la région. Il ne suffit pas de “Conférences Métropolitaines”, ou de partenariat mais d’une réforme démocratique courageuse que doit porter la gauche.
- Il ne suffit pas d’effacer la frontiere que constitue le périphérique, mais la frontière historique Paris/banlieue qui est devenue un carcan innacceptable et anti-démocratique: frontière administrative, politique, économique, fiscale, culturelle, artistique…
- Les grandes villes de France se constituent toute en « Communauté Urbaine » (Grand Lyon, Marseille Métropole, Grand Nancy, etc) tout comme les grandes capitales mondiales. Paris sera-t-elle la dernière ?
- Dans une réponse à un commentaire sur le même sujet , votre équipe indique que « La loi, aujourd’hui, interdit à Paris (à la fois ville et département, cas unique) de créer une telle entité (la fusion Paris/banlieue) » . Faut-il rappeller à un l’élu que vous êtes qu’une loi, qui interdit, peut tout-à-fait être réviséee, supprimée, remplacée ?
- L’image de Paris, ville de quelques 11 millions d’habitants, en serait profondément changée et donnerait une dynamique dont le pays a besoin.
-S’il y a un risque politique dans ces choix, Mr Bertrand Delanoë, il est davantage dans la stagnation et la clôture de la Ville que dans son ouverture. Il est davantage dans la reprise en main par la droite (N. Sarkozy en première ligne) qui en a compris aussi les enjeux.
Avec mes sentiments les meilleurs.
Une rapide réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net
Bertrand Delanoë s’est depuis longtemps engagé en faveur du « grand Paris ». C’est d’ailleurs sous son mandat qu’ont été initiés dès 2001, les premiers vrais échanges et projets concrets avec les voisins de Paris. Mais après des années de défiance, il a fallu s’apprivoiser. Cela a abouti à une structure souple, mi 2006, la Conférence Métropolitaine où siègent les élus de toute l’agglomération et de tous les bords politiques, ainsi que des élus de la Région. C’est un premier pas important. Comment avancer ? La loi n’autorise effectivement pas la création d’une structure intercommunale avec un département, or Paris est une ville et un département en même temps. Si nous voulons une évolution institutionnelle, la loi devrait changer : la majorité parlementaire, depuis juin 2002, est UMP…
Un mot pour conclure cette (trop) brève réponse mais nous aurons l’occasion de reparler de cette question, aussi bien sur le site qu’au cours de la campagne. Nicolas Sarkozy, entre 2001 et 2007, fut lui-même élu et dirigeant de collectivités touchant Paris (Neuilly sur Seine et les Hauts de Seine), il fut également le ministre en charge des collectivités locales. Il n’a jamais, alors, manifesté de volonté de rapprochement ou de changement de la loi dans le cadre de ces fonctions. Les conversions les plus tardives ne sont peut-être pas les plus efficaces sur le terrain …
Cher Bertrand,
Je me réjouis de ta candidature. Je viens de recevoir ta lettre et j’y retrouve ce style que j’apprécie : sobriété, clarté, convictions. Bons vents pour 2008 !
J’habite le 10è où je soutiens la candidature d’Olga Trostiansky. Parce qu’elle est de tous les combats quotidiens des habitants : ouvertures de classes dans les écoles surchargées, soutiens aux familles sans papiers, écoute des commerçants en difficultés, encouragements aux associations, moyens supplémentaires pour plus de propreté, défense des lieux de culture menacés… elle est toujours là, à nos côtés. Olga, c’est la démocratie vraiment participative ; mieux qu’une élue, une élue-citoyenne.
Je sais que tu apprécies son travail à tes côtés, je souhaite que tu soutiennes avec nous son projet pour le 10è.
Merci,
Bonjour Mr Delanoe,
Etre le plus concis pour etre le plus efficace… : “une reforme capitale!” Si vous souhaitez gagner ces elections, Mr Delanoé, et donc avoir un projet pour Paris, il est aujourdh’ui indispensable de penser Paris comme un GRAND PARIS, comme agglomération, communauté urbaine, projet economique et social, artistique, culturel…. Vous avez renoncé a ce projet apres votre élection et il est aujourd ‘hui repris par N. Sarkozy! L’interet de Paris est en jeu: au plan local et democratique, comme au plan international. C’EST UN ENJEU DECISIF! toute l’opinion, spécialisée et publique, en est desormais consciente ( Il suffit de lire la presse…) Le repli a l’interieur du periphérique est une illusion dangereuse, touristique au pire… et une image appauvrissante pour toutes les ambitions internationales de la capitale.
O.G. (un electeur , qui a tjrs voté socialiste, mais résolu a soutenir ceux qui porteront le projet d’un Grand Paris. Et pour l’instant vous y tournez le dos )
Bonjour,
Bien qu’habitant dans une ville de banlieue très proche de Paris, les élections de notre ville capitale (dans les deux sens des termes) ne peuvent pas nous laisser indifférents. Nous habitons la plus part du temps dans des secteurs plus ou moins ‘dortoirs” et nos vies ainsi que culturelles, éducatives, de plaisirs, de détentes, administratives etc. se déroulent à Paris. Alors tout banlieusard que nous sommes, Paris nous concerne aussi.
C’est pourquoi, j’apporte mon soutien à Bertrand DELANOË pour sa réélection.
Je ne suis pas d’accord sur tout mais je prends suffisamment de recul pour pouvoir faire un bilan objectif et donc aller dans son sens.
Je lui souhaite surtout d’avoir cette fois-ci une véritable majorité et non d’alliance qui lui permettra de ne plus être l’otage d’une partie de son équipe, souvent minoritaire et tant extrémiste dans leurs pensées et propos. Une conduite que je qualifierais d’ayatollah : “si tu ne penses pas comme moi, alors tu es mon ennemi”. Pour des gens qui se veulent démocrate, voila là une bien drôle de conception.
Oui, Bertrand DELANOË doit gagner et gagner avec une vraie majorité.
Aussi, j’espère que de nombreux nouveaux projets viendront dans ce programme pour les parisiens mais aussi pour la banlieue, car Paris doit penser aussi à ses structures d’accueil.
J’ai en ce domaine de nombreuses idées et je suis prêt à vous les exposer.
Bien à vous,
Julien-E. Petitdemange
Une rapide réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net.
Nous vous remercions de votre soutien. Ce qui a trait aux communes limitrophes nous importe et nous serons amenés à faire des propostions très concrètes pour un partenariat encore plus approfondi avec l’agglomération. Quant à vos propositions, elles nous intéressent. Faites nous part de vos idées. Elles seront soumises à la discussion générale. N’hésitez pas à nous écrire à contact@bertranddelanoe.net. L’équipe de www.bertranddelanoe.net.
Bonjour,
avez vous un projet particulier en ce qui concerne la possession de chiens dangereux dans Paris?
merci
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