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Nicolas Schöffer (Schöffer Miklós) est un sculpteur et plasticien français d’origine hongroise. Il est né à Kalocsa en Hongrie, le 6 septembre 1912, et mort à Paris, le 8 janvier 1992. Il fut l’un des principaux acteurs de l’art cinétique, mais surtout de l’art cybernétique, appelé aujourd’hui art interactif, en réalisant les premieres oeuvres temps réel de l’histoire de l’art. Bertrand Delanoë s’exprimait à l’occasion de la pose d’une plaque en son honneur, jeudi 6 septembre dernier à la villa des Arts où il vécut.
Les créateurs ne partent jamais. Et qu’ils ont cette supériorité sur tous les autres, donc sur moi, que parce qu’ils créent, parce qu’il y a quelque chose de génial et de généreux chez eux, ils vivent toujours eux. Et ce que nous ferons dans un instant, c’est, de manière humble mais enthousiaste, de dire le beau, l’esprit, c’est toujours ce qui nous fait humanité.
Nicolas Schöffer est un immense artiste et vous avez dit des choses magnifiques et puis il faut qu’on les vivent et je suis très heureux que la mairie de Liège, mon ami Willy Demeyer soit représentés, les amis de Belfort, les amis Hongrois dont je vais parler dans un instant. Parce que nous n’aurons jamais fini de vivre avec l’œuvre du précurseur de la rencontre entre le beau et la science et vous l’avez dit mieux, entre la recherche et l’art.
Au XXIème siècle, c’est sans doute une des leçons que nous devons retenir : donner, donner, donner, investir pour la connaissance, pour la recherche, c’est une manière de servir le beau et lorsque la rencontre a lieu, c’est absolument magique.
Il faut, Christophe, à Paris, que l’œuvre de Nicolas Schöffer vive fortement et d’ailleurs, puisque nous lui devons aussi la conscience de la création artistique liée à ces technologies qui même depuis son départ ont encore beaucoup évoluées. Je veux qu’il soit au cœur, puisque nous lui devons en partie, de la Gaîté Lyrique, ce nouveau lieu artistique à Paris qui va être dédié à la création qui vient des nouvelles technologies et, honnêtement, qui parfois me perturbent mais dont je sais que c’est le beau, la civilisation, c’est encore l’intelligence de notre humanité.
Et puis, Nicolas Schöffer, c’est un homme de liberté, un homme de solidarité. C’est fondamental aujourd’hui, dans ce lieu, à ce moment précis de la vie de ce lieu de la Villa des Arts, que nous disions, Monsieur l’Ambassadeur, Monsieur le directeur de l’Institut Culturel Hongrois, que Paris ne doit jamais cesser d’être le lieu qui accueille ceux qui aspirent à la liberté dont ils sont privés. Le monde est aujourd’hui un monde de contraintes, un monde de barbarie, un monde de viol des droits de l’homme. Les femmes et les hommes de la planète doivent toujours se dirent que la liberté, et avec tout ce qu’elle a de dérangeant, de perturbant, la liberté ne peut jamais être chassée de chez elle, c’est-à-dire de Paris.
Nicolas Schöffer, je veux l’honorer aujourd’hui pour lui dire merci, merci d’avoir pensé qu’il pouvait épanouir son talent, son génie par Paris. Et oui, c’est nous qui devons remercier ceux qui viennent vivre leur quête de liberté ici, nous devons leur dire merci, et je veux lui dire merci encore. Et c’est ça aussi le sens de son nom inscrit dans la trame de la Villa des Arts à Paris.
Avant de donner mes - nombreuses! - idées sur d’autres éléments de la vie parisienne, je profite de ce discours pour remercier M. Delanoe pour ce bouillon de culture et d’originalité dans lequel il nous plonge depuis son arrivée.
J’étais peut-être trop jeune pour me rendre compte de ce qu’était Paris avant, mais c’est une ville toujours plus agréable et plus belle à vivre.
Donc… Merci!
Qui était Nicolas Schöffer ?
[Équipe de bertranddelanoe.net]
Merci pour votre question. Bertrand Delanoë s’exprimait à l’occasion de la pose d’une plaque en l’honneur de Nicolas Schöffer, jeudi 6 septembre dernier à la villa des Arts où il vécut. Schöffer est un sculpteur et plasticien français d’origine hongroise. Il est né à Kalocsa en Hongrie, le 6 septembre 1912, et mort à Paris, le 8 janvier 1992. Il fut l’un des principaux acteurs de l’art cinétique, mais surtout de l’art cybernétique, appelé aujourd’hui art interactif, en réalisant les premieres oeuvres temps réel de l’histoire de l’art.
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