RESPIRATIONS

Centre Pompidou de Metz

13 juillet 2010


Visite au Centre Pompidou de Metz. Dans cet édifice extraordinaire qui surgit dans la ville comme une flèche vers le ciel, un moment très particulier de bonheur.


« Chefs-d’œuvre ? » est le titre de ce chef-d’œuvre, et tout est, bien sûr, dans le point d’interrogation. On comprend, plus que jamais que l’art c’est d’abord la liberté de l’esprit et du regard. Tout s’expose et rien ne s’impose : on ne passe pas en revue, on savoure. Entre La tristesse du roi de Matisse, le voyage dans la lune de Méliès, les Bleu royaux de Miro, mais aussi ce Prométhée enchaîné du 18ème siècle, les époques, les couleurs, les génies se répondent.


Au fil de ce parcours magique, deux moments très émouvants. D’abord, les Reliefs pour l’escalier du palais des chemins de fer, de Robert Delaunay, œuvre immense, si grande qu’elle ne trouve pas sa place à Beaubourg, et qui s’épanouit, à Metz, dans toute sa beauté. Et enfin, au terme de l’exposition, on découvre la création, libre et aérienne, de Franck Gehry pour notre Jardin d’acclimatation, à Paris. Ce n’est plus seulement le plaisir des yeux qui est sollicité, c’est l’imagination, et bientôt une nouvelle naissance, une nouvelle fête de l’art dans la cité.


Rien d’étonnant, en somme, à ce que le centre Pompidou de Metz ait dépassé, de loin, ses prévisions les plus optimistes en termes de nombre de visites. Je le dis à Laurent le Bon, son directeur, à qui j’exprime toute mon admiration : ce succès est une invitation à irriguer le pays de la force de la culture, sous toutes ses formes. Car la culture est libératrice : pour ne pas l’oublier, faites donc un tour à l’exposition « Chefs d’œuvres »… Dans une ville qui mérite que l’on y flâne, entre fleuve et bâtisses élégantes, parmi des habitants attachants qui cultivent un certain art de vivre. Salut, Monsieur le maire, cher Dominique Gros.

Un commentaire à “Centre Pompidou de Metz”

  1. jpb dit :

    Il manque la référence à Magritte :

    http://avenirlorraine.canalblog.com/archives/2010/06/11/index.html

    La confusion du contenant avec le contenu. Ce qui pose fondamentalement le problème du cadre :

    http://jeanpierre.becker.free.fr/espace/index.html

    L’art en tant que représentation, ouvre des portes. Toutes ne débouchent pas, cependant sur une consistance qui ne s’évanouit pas…

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