RESPIRATIONS

Réception de Simone Veil à l’Académie française

23 mars 2010

Le discours prononcé par Jean d’Ormesson lors de la réception de Simone Veil à l’Académie française montrait une fois de plus le talent de l’écrivain : la langue est brillante, l’ironie et l’autodérision constantes, la culture immense. Mais derrière ce talent, et à travers lui, se manifestait à chaque moment l’admiration de Jean d’Ormesson pour celle qu’il accueillait.


Admiration pour le parcours hors du commun d’une jeune fille rescapée des camps appelée aux plus hautes responsabilités. Admiration pour une femme politique qui sut aux moments essentiels faire preuve de la ténacité et du courage que seuls connaissent les vrais caractères. Qui n’a pas entendu Simone Veil raconter sa vie à Auschwitz, parler de sa mère et de ses soeurs, n’a sans doute pas ressenti toute la vérité de la souffrance surmontée. Qui ne l’a pas vue défendre le droit à l’avortement contre les attaques les plus basses, voire ignominieuses, ne sait pas exactement ce qu’est le courage en politique. Qui n’a pas échangé avec elle sur l’Europe n’a pas compris jusqu’au bout ce qu’est une vraie conviction.


Je ne partage pas toutes les positions de Simone Veil, mais je veux profiter de ce moment pour lui dire ici, à mon tour, mon admiration.

Un commentaire à “Réception de Simone Veil à l’Académie française”

  1. jpb dit :

    Bel hommage, qui vous honore.

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