RESPIRATIONS

“La clémence de Titus” au Festival d’Aix-en-Provence

18 juillet 2011


Escapade au festival d’Aix-en-Provence pour retrouver le charme des nuits d’été dans la cour de l’archevêché et Mozart qui est fêté chaque année depuis la création du festival en 1948. Aix a eu un rôle majeur dans la redécouverte des opéras de Mozart qui étaient, on a peine à le croire, très peu joués jusque dans les années cinquante.

Cette année, une nouvelle production de La Clémence de Titus, dernier opéra de Mozart, créé quelques mois avant sa mort, « opera seria » sur la passion, le pouvoir et… le pardon. Beaucoup moins célébré que Don Giovanni ou Les Noces de Figaro, l’œuvre comporte de très belles pages, elle est comme me le rappelait le directeur du Festival, Bernard Foccroulle, d’abord « classique », comme le sont aussi la mise en scène et la scénographie aixoise. Mais elle fait écho, dans le même temps, à des questions qui sont de tous les temps. L’Orchestre symphonique de Londres, le merveilleux LSO, est dans la fosse, le grand Colin Davis à sa tête, la mise en scène de l’écossais Mc Vicar et enfin, qui se détache d’une distribution assez homogène ou brillent notamment les voix féminines, la merveilleuse Sarah Connolly, mezzo soprano anglaise, admirable et profondément émouvante dans le rôle de Sextus.

Aix demeure au tout premier rang des festivals internationaux, par sa qualité et son rayonnement, revisitant les classiques, faisant découvrir ou confirmer des artistes mais aussi soutenant la création. Il a su conserver un climat de raffinement et de quiétude rare. Merci à tous ceux qui rendent possible ce moment de grâce, de beauté et de sérénité.

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