VU, LU AILLEURS

L’individu, l’imaginaire et la crise

6 septembre 2009

Dans la revue Débat (n°155, mai-août 2009), Stéphane Rozès analyse avec brio ce phénomène que nous percevons tous : le décalage entre ce à quoi nous aspirons et notre conduite au quotidien. Sans jugement moral, il montre que davantage en France que dans n’importe quel autre pays, le sens politique est influencé par l’imaginaire.

Les opinions émises par les individus, ce qu’ils nous disent d’eux, des autres et du cours des choses, dessinent un imaginaire nécessaire pour s’approprier le monde. L’imaginaire n’est ni le décalque de la réalité ni une illusion inconsistante, mais un travail des individus, des groupes sociaux et des nations pour s’approprier ce qui les environne. Ce travail de mise en perspective, qui préside aux représentations, arbitre sans cesse entre le souhaitable et le possible, l’identité individuelle et le rapport au collectif , le court terme et le long terme.

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