VU, LU AILLEURS

La démobilisation des cadres dans leur travail

11 septembre 2009

Sur Agoravox (10.10.09). Dans Quelque chose en lui de Bartleby, Philippe Delerm, comme le montre ici Kristian Kostrubala, représente sous les traits d’un cadre moyen l’ensemble des évolutions qui affectent aujourd’hui les salariés, et notamment la remise en cause du productivisme, le désir de trouver son bonheur ailleurs que dans la performance, et peut-être dans le droit à la paresse.

Dans la vie d’Arnold Spitzweg il n’y a pas de demain, car il n’y a pas de projet, de construction. Il parle au présent sur son blog, dont il relève la superficialité du support (on écrit sur un blog, et non dedans). Il ne vise pas un but, et dès lors qu’il s’aperçoit qu’il est attendu par ses lecteurs, il s’arrête. Il ne peut répondre à une attente, remplir une exigence. Il n’est pas stimulé par la demande, mais au contraire cela le bloque. La liberté, et le principe du plaisir, ne seraient-ils pas un moteur de travail plus efficace que la contrainte ? Si les employés d’aujourd’hui sont des Spitzweg, il faut qu’ils agissent pour eux, et pour personne d’autre. La reconnaissance n’est pas le moteur pour le héros de Delerm, qui montre le paradoxe de son succès sur Internet, qui a fait valoir une « façon d’être qui consistait précisément à s’effacer, à disparaître ».

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