VU, LU AILLEURS

Fractures sociales, fractures territoriales. De la banlieue à la métropole.

23 septembre 2009

Article de Philippe Estèbe sur CerasLa Seine Saint-Denis, ancienne banlieue ouvrière, apparaît comme l’un des territoires les plus sinistrés de l’Ile-de-France. Le volontarisme de ses élus lui a permis de s’intégrer à la dynamique métropolitaine, au risque d’aggraver encore les inégalités sociales et spatiales du département. C’est tout l’enjeu des politiques publiques à venir.

Faut-il, comme le pensent certains, aller plus loin encore, au nom de la mixité sociale, et accentuer la tendance à un certain embourgeoisement, de façon à diminuer la densité de ménages d’ouvriers et d’employés en Seine-Saint-Denis ? On ne ferait, on le sait bien, que reculer et diluer la question sociale métropolitaine, en envoyant les familles vers des territoires plus lointains, moins bien desservis et moins bien équipés. Le véritable enjeu, c’est la place des ménages populaires dans la métropole et le type de solidarité collective dont ils doivent bénéficier de la part de l’ensemble des autres territoires et des autres habitants.

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