VU, LU AILLEURS

Fières de leur non

6 septembre 2009

Dans la revue hebdomadaire Politis, Christophe Kantcheff analyse le dernier roman de Marie Ndiaye, Trois femmes puissantes, publié chez Gallimard en cette rentrée littéraire. Au-delà des louanges sur la langue, vive et vivante, il a bien vu que ces femmes sont puissantes parce qu’elles sont fidèles. Non pas à un homme, mais à ce qu’elles sont et à ce qu’elles croient.

« Trois femmes puissantes » ne signifie pas « Trois fortes femmes », ou ne correspond pas au cliché qu’on pourrait en avoir : ces personnages auxquels rien ne résiste, héroïnes casse-cou, irrésistibles, forcément victorieuses. Norah, Fanta et Khady Demba ne sont pas non plus des porte-flammes du féminisme, même si elles sont en butte à des hommes qui abusent de leur pouvoir. Non, ce qui caractérise ces femmes, malgré les humiliations, les résignations, les atteintes corporelles, c’est leur capacité à rester intègres ».

Article paru dans la revue Politis du 27 août 2009.

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