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«La peur du déclassement»

20 octobre 2009

Histoires d’Université, “La peur du déclassement” par Pierre Dubois (08.10.09)

à lire sur Histoires d’Université

Pierre Dubois, sociologue et chercheur au C.N.R.S. désormais retraité, distingue ici le déclassement et la peur du déclassement, en analysant le glissement qui se fait entre les deux phénomènes dans une société marquée par la peur.

L’histoire de la mobilité sociale est globalement celle de la reproduction sociale (le fils occupe au même âge la même position sociale que son père) et de l’ascension sociale (le fils occupe une position plus élevée que son père). Les cas de “descente sociale”, de “déclassement” ont toujours été minoritaires pour une raison simple : au fil du temps, le nombre de positions sociales “élevées” (nombre de cadres, de professions intellectuelles supérieures, de professions intermédiaires) s’est accru. Aujourd’hui, la progression du nombre de cadres et de professions intermédiaires se poursuit, mais problème : le nombre de diplômés du supérieur (43% dans les générations actuelles de jeunes) s’accroît à un rythme plus élevé, en particulier à bac+5. Mécaniquement, le nombre de déclassements (selon la définition ci-dessus) ne peut que progresser.

Un commentaire à “«La peur du déclassement»”

  1. Harry Haller dit :

    Très intéressant. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le dernier sondage. A mi-mandat 58% des Français jugent le bilan de Sarkozy négatif. 1 électeur sur 4 qui avaient voté pour lui en 2007 se dit déçu. La déception est particulièrement forte chez les cadres, professions intermédiaires et les employés! Pas de doute que cette peur du déclassement en est en partie responsable. Le chômage augmente, le pire reste à venir et la déception risque de s’accroitre encore fortement.

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