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« L’individu, objet central pour la sociologie »

20 octobre 2009

La vie des idées, « L’individu, objet central pour la sociologie » par Igor Martinache (02.10.09)

à lire sur La vie des idées

C’est le manuel programmatique de François de Singly et de Danilo Martuccelli, Les sociologies de l’individu, qui sert ici de base à la réflexion d’Igor Martinache. La contradiction qui peut exister en sociologie entre la réalité des phénomènes communautaires ou sociaux et la nécessité de préserver le choix des individus se pose aussi en politique : où passe la frontière entre déterminisme et libre arbitre et comment concilier dans l’analyse les différentes strates de socialisation qui nous façonnent ?

Les sociologues n’ont cessé d’être embarrassés par la question de l’individu. Apparente évidence de l’expérience immédiate, cette notion n’en est pas moins chargée d’une profonde ambivalence. Émile Durkheim, le fondateur institutionnel de la sociologie française, inscrivait ainsi sa discipline autant contre le déterminisme biologisant très influent à son époque que contre la psychologie , chacun porteur d’une certaine morale. Pour lui, « la première règle et la plus fondamentale est de considérer les faits sociaux comme des choses » (Les règles de la méthode sociologique), autrement dit porter l’analyse au niveau des appartenances collectives, à l’aide notamment des outils statistiques, pour y repérer les déterminations premières des agissements humains, indépendamment des désirs et affects individuels. Une règle dont il démontre la portée heuristique dans sa célèbre étude sur le Suicide.

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