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« Agir face aux suicides liés au travail »

13 octobre 2009

La vie des idées, « Agir face aux suicides liés au travail » par Stéphan Pezé (25.09.09)

à lire sur La vie des idées

La triste succession de suicides et tentatives de suicides de salariés de France Telecom, explicitement liées à leurs conditions de travail, a mis en lumière le fait que même dans nos sociétés policées, le travail peut tuer. D’après Suicides et travail : que faire ?, le guide méthodologique de Christophe Dejours et Florence Bègue analysé ici par Stéphan Pezé, c’est l’ouverture d’espaces de parole qui permet de libérer la tension dans toute organisation humaine, et de trouver des solutions au mal-être généralisé dans une entreprise, comme dans une administration.

Au delà de cette analyse concernant l’évolution du management des entreprises (analyse reprise des précédents ouvrages de C. Dejours) et des débats qu’elle suscite au sein des sciences sociales, l’intérêt de ces lignes est de rappeler que le suicide au travail est particulièrement difficile à traiter. Il suscite diverses réactions, du déni à la résistance en passant par une loi du silence rendant difficile toute intervention destinée à comprendre ce qui s’est passé. Pourtant il semble qu’il faille réagir, l’absence de réaction face au suicide pouvant être la cause d’une dégradation supplémentaire du tissu social de l’entreprise, augmentant ainsi le risque de nouveaux passages à l’acte.

Un commentaire à “« Agir face aux suicides liés au travail »”

  1. nathalie Palazo dit :

    Assez d’accord avec vous…comme si la question soulevée était vérouillée en même temps…même là. entre affaire privée et affaire professionnelle!
    Pourquoi ne pas dire que parfois, les rapports humains -pas forcement le management- mais les effets de groupes terrorisés peuvent fabriquer des exclusions, des incompréhensions, des rejets, attitudes liées autant à un mal être social (je ne sais plus vivre parmi les autres)- la violence autoritaire de l’administration française est connue, qu’aux exigences d’objectifs insoutenables tant c’est la seule accroche pour exister au travail: atteindre les objectifs à tout prix au mépris de certains qui trouvent ces attitudes libérales trop violentes du coup: séparation des gens au travail, l’équipe devient effet groupal ingérable etc…pas d’issue.
    Cibler le management serait réducteur: cibler le lien social informel au travail est plius judicieux: créer de meilleures conditions de travail: café, pauses, espaces de discussion libre mettraient des respirations dans l’étouffoir actuel….repenser le lien informel est plus juste et le management peut en dépalcçant les questions de l’objectif sur une équipe qui doit êtrecomprise. Des profs existent pour ça…donner la parole dans l’entreprise…

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