LES ÉDITOS

Syrie : tous le 15 mars sur le parvis de l’Hôtel de Ville !

13 mars 2012


© Henri Garat/Mairie de Paris


Jeudi 15 mars 18h30 à Paris, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, nous nous réunirons pour dire au peuple syrien notre solidarité, notre admiration et notre amitié. Nous le ferons avec des opposants au régime de Bachar El-Assad, et avec les Parisiens qui voudront réaffirmer une certaine identité de leur ville, une certaine fidélité à notre histoire partagée.


Ce que subit le peuple syrien, c’est une souffrance d’autant plus insupportable qu’elle se produit dans le silence de l’abjection. Je veux saluer ce peuple martyr. Avec ses mains nues, il affronte l’horreur surarmée de l’oppression.


Quand un régime n’est plus animé que par la haine de son propre peuple, par le désir affolé de survivre au prix de la mort des autres, c’est que sa fin est proche. Bachar El Assad doit partir, et il partira. Ses jours sont comptés.


Mais les démocraties doivent y contribuer. Il dépend de nous que l’héroïsme du peuple syrien ne soit pas un héroïsme désespéré. Depuis un an, un dictateur massacre son peuple. Il pourchasse sa jeunesse. Il élimine ses opposants. Il torture ses enfants. Et le monde le regarde faire, imperturbable ou si peu perturbé. Cela ne peut pas continuer ainsi. L’attitude de la Chine et de la Russie s’apparente à une complicité. Face à cette coalition des compromissions et des lâchetés, Paris appellera jeudi à ce que le mouvement de l’histoire soit accompagné par les démocraties. Au moins de trois façons :
- En créant toutes les conditions pour que les organisations humanitaires puissent intervenir librement en Syrie et arrêter, sinon hélas le massacre, du moins certains de ses effets.
- En rompant, clairement –aussi clairement que la Ligue arabe- avec cette tyrannie abjecte
- En frappant les intérêts économiques vitaux d’un pays qui étrangle son peuple.


Avec les Syriens, jeudi soir, nous affirmerons la clarté d’un engagement, la force d’une conviction, la puissance d’une amitié. Nous avons un devoir de solidarité. C’est cette solidarité indéfectible que nous exprimerons ensemble, à Paris.


Bertrand Delanoë



© Jean-Baptiste Gurliat/Mairie de Paris


© Jean-Baptiste Gurliat/Mairie de Paris

2 commentaires à “Syrie : tous le 15 mars sur le parvis de l’Hôtel de Ville !”

  1. barbero dit :

    Bravo Bertrand,
    J’ai participé en 1982 au congrès de l’O.L.P.à Damas …que de mauvais chemin !
    le peuple syrien est un peuple merveilleux.
    Nous ne pouvons rester passif.
    Antoine Barbero, Paris

  2. JEAN dit :

    bertrand, NS sans bilan, sans projet et sans comportement digne d’un président a choisi une fuite en avant faite d’invectives et d’outrance.moi, je m’interroge sur ses motivations à s’accrocher à son poste?
    une raison jamais donnée consiste à dire qu’il sollicite des français l’immunité présidentielle pour faire face à cette cascade d’affaires compromettantes (karachi, kadafi, les fadettes, bettencourt,etc).personne ne peut dire si l’élection de 2007 dans son volet financement était légal (bettencourt, kadafi,etc).la démocratie ne peut consister à octroyer l’immunité à quiconque.hollande est un bon stratège car il lui a mis la pression en recevant les familles de karachi et en promettant la déclassification de certains documents et c’est là que date la violence verbale de NS.

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