LES ÉDITOS

Ensemble

17 octobre 2011


Par millions, au terme d’une campagne magnifique de vitalité démocratique, de dignité, d’élan partagé, les citoyens ont tranché.


A François Hollande, qui est désormais investi de la si lourde charge d’incarner les aspirations populaires et de les conduire à la victoire, je veux adresser bien plus que mes chaleureuses félicitations : l’assurance que, face à la droite, il pourra compter sur le concours ardent et déterminé de tous ceux qui veulent vraiment le changement.


Et à Martine Aubry, je tiens à redire ici ma gratitude : nous lui devons l’image d’unité d’un Parti socialiste réconcilié avec lui-même ; nous lui devons aussi le grand acte civique qu’ont constitué ces primaires, et à travers elles ce nouveau souffle donné à notre vie collective.


Maintenant, donc, commence la bataille, la vraie, celle qui devra donner à la gauche les moyens de rencontrer et de mériter la confiance du peuple, puis de redresser la France par les valeurs de la gauche, de 2012 à 2017. Ce combat dont dépend notre avenir commun, je suggère que nous le menions autour d’un mot qui est bien plus qu’un mot, d’une idée qui est aussi un idéal : la justice. Regardons en face la France d’octobre 2011, regardons la telle qu’elle est, blessée, morcelée, et surtout accablée d’iniquités. La jeunesse a besoin de retrouver ses chances, les travailleurs une dignité, les chômeurs un horizon, les plus faibles une solidarité. Et notre pays tout entier, dans la diversité de ses territoires, espère et attend le retour de nos services publics- l’école, l’hôpital, la police, la justice- qui n’en peuvent plus d’être étouffés et démantelés.


Ces défis là, ce sont ceux de la gauche, ceux qui la définissent, ceux qui, depuis toujours, confèrent un sens à ses combats, ceux qui lui donnent sa force – ou, si l’on préfère, sa solidité… En 2012, le choix sera clair : entre l’immobilisme et le changement, entre l’iniquité de l’ordre établi et l’audace de la justice, entre la compétition des intérêts privés et la restauration de la puissance publique.


Dans ce moment décisif de la vie de notre pays, tous ceux qui adhèrent aux valeurs de la gauche, et notamment tous ceux qui ont voté hier, ne peuvent que se retrouver, ensemble.


J’appelle, dès aujourd’hui, au rassemblement de tous les progressistes autour de François Hollande, pour faire gagner la gauche et avancer la France.


Bertrand Delanoë

5 commentaires à “Ensemble”

  1. bougeonsnous dit :

    Cet edito est d’une rare hypocrisie.

  2. Eric Bacher dit :

    Ce que vous n’avez pas compris, c’est qu’il y en a assez de l’austérité fabriquée à coup de déflation salariale, de délocalisations, d’invention “de contraintes extérieures”, de construction européenne, important les formes les plus exacerbées de la mondialisation.
    Ce dont il s’agit aujourd’hui, c’est de reprendre l’opposition ) la bifurcation de 1983 qui sacrifia les avancées sociales sur l’autel de l’Europe des banques, en prenant appui sur l’acquis de la confrontation d’idées qui vit le jour en 2005 à l’occasion du référendum constitutionnel européen.
    Avec leurs discours droitiers, Martine Aubry et François Hollande vont à l’encontre de cette nouvelle politique voulue par les Français qui ont voté Arnaud Montebourg. Mais comme tout cacique de la rue de Solférino vous ne voulez pas comprendre.

  3. Jeff dit :

    Arrêtez de prendre les francais pour des débiles !!

    Arriéré social !!!

  4. algerien dit :

    je t’aime bertrand delanoe depuis fort longtemps et je j’ecoute bien ce que vous dites sur tous les chaines francaise tv. j’approuve votre politique votre sagesse.

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