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	<title>Commentaires sur : Pour 365 journées mondiales de lutte contre le sida</title>
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		<title>Par : JP</title>
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		<dc:creator>JP</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 01:13:49 +0000</pubDate>
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		<description>Monsieur Le Maire de Paris, 
 
Je tombe sur votre blog et ne peux m&#039;empêcher de réagir à certains de vos propos, puisque vous y parlez de Sida, de précarité, de rejet social et que je suis concerné.
 
&quot;Un devoir de solidarité pour les malades. Etre séropositif ou malade du sida, demeure, dans nos sociétés, une charge extrêmement lourde à porter&quot;. 
J&#039;imagine que ceci est bien plus facile à écrire qu&#039;à mettre en oeuvre, et je ne vous en fais pas le reproche.
De nombreuses fois, j&#039;ai tenté de vous joindre pour vous faire part de mes réels soucis. En retour, je n&#039;ai eu droit qu&#039;à des réponses &quot;types&quot; .

Suite à mon courrier électronique du 26 juillet 2009, puis à votre réponse - &quot;type&quot; - je me permets donc de vous recontacter afin de vous exposer l&#039;évolution de ma situation...
 
Six mois ont passés depuis que j&#039;ai perdu simultanément mon appartement et mon emploi. 
Six longs mois durant lesquels, j&#039;ai couru les associations, contacté différents organismes, rencontré quantité d&#039;assistantes sociales et même fait le siège de quelques élus - dont celui de Monsieur Caron-Thibault, adjoint à la mairie du 3ème arrondissement, qui a d&#039;ailleurs accepté très gentiment de me reçevoir. 
 
J&#039;ai contacté ACT-UP qui m&#039;a permis de constituer un dossier pour intégrer la liste &quot;PILS&quot; (dossier finalisé depuis le 21 octobre 2009). 
 
Une assistante sociale de l&#039;Hopital Saint Antoine où je suis suivi s&#039;est même permise d&#039;envoyer un courrier à Monsieur Jean-Yves Mano, chargé du logement à Paris. En retour, nous est parvenue une réponse - &quot;type&quot; elle aussi - très évasive. 

Je suis séropositif, sous traitement, malade, sans domicile, sans emploi... mais je ne suis pas une priorité. 
Je suis en train de CREVER dans la rue, Monsieur le Maire! Mais ce n&#039;est pas une priorité.... 

Et là, je ne peux que témoigner qu&#039;en matière de &quot;devoir de solidarité&quot; dont vous parlez, il y a encore beaucoup d&#039;effort à fournir, et je ne peux que souscrire à vos propos: 
&quot;[...] tant de pays sur la Terre excluent encore les malades, les réduisant à des menaces et ajoutent l’humiliation sociale à la détresse.&quot;
 
C&#039;est vrai, Monsieur Le Maire. Mais à cette longue liste de pays qui excluent encore les malades et ajoutent l&#039;humiliation sociale à la détresse&quot;, ne serait-il pas d&#039;assumer d&#039;y ajouter le nom de la France?... et de citer Paris?

Aujourd&#039;hui, dimanche 13 décembre 2009, toujours rien.
Je suis toujours à la rue. Je trouve de temps en temps quelques bonnes âmes pour m&#039;héberger une nuit ou deux. J&#039;ai même loué pendant un mois un garage où je pouvais dormir, mais là, Je n&#039;en peux plus. 
Mon état de santé s&#039;est dégradé. je suis dans une extrême fatigue. 
Je poursuis de façon très assidue mes engagements professionnels en vue d&#039;une &quot;réinsertion&quot; (en liaison avec l&#039;ANPE, j&#039;effectue un bilan de compétence, ayant pour but de me réorienter vers un secteur plus favorable) 

Comme vous le voyez, j&#039;ai une volonté de fer. Je ne lâche pas. Comme je vous l&#039;exposais dans mon premier courrier, j&#039;ai toujours travaillé. Honnêtement. Et encore aujourd&#039;hui, je m&#039;accroche pour m&#039;en sortir. Avec toute l&#039;énergie dont je dispose encore. 

Pour continuer à demeurer indépendant et ne pas tomber dans le rôle de &quot;l&#039;assisté&quot; 

Néanmoins, la réalité est celle-ci: Je m&#039;apprête à passer ces fêtes de fin d&#039;année dehors au sens propre du terme, alors qu&#039;il y a un an, j&#039;avais encore un emploi. J&#039;avais également un très bon logement. Et j&#039;avais encore la possibilité de prendre soin de moi et de ma santé.
 
Aujourd&#039;hui, je n&#039;ai plus rien de tout cela. Mais j&#039;imagine que cela vous importe peu. je sais pertinemment que j&#039;écris &quot;dans le vent&quot;, pour rien. 
Que mon courrier ne sera même pas lu...
 
Je pensais que les élus se préoccupaient un minimum de leurs concitoyens: J&#039;ai de plus en plus de doutes, pardonnez-moi. 
Les problèmes des citoyens semblent dorénavant n&#039;être plus que des prétextes pour les hommes politiques. 
Prétexte pour s&#039;exprimer, Prétexte pour parler, Prétexte pour prendre une position, Prétexte pour &quot;briller&quot;, Prétexte pour faire campagne.... mais non pour agir! 
 
Monsieur le Maire de Paris, je vous prie de m&#039;excuser si mon courrier vous semble impoli ou irrespecteux. Il ne souhaite pourtant pas l&#039;être. 

Malgré ma déception et les sentiments de rejet et d&#039;abandon que je ressens, je conserve encore bien trop de respect pour la politique et pour ceux qui osent occuper de telles fonctions.
 
Mon courrier n&#039;est pas non plus destiné à faire culpabiliser qui que ce soit.

Je suis tout à fait conscient que ma pauvre existence n&#039;est pas une priorité pour vous. Je suis également tout à fait conscient du peu d&#039;intérêt que peut représenter ma vie aux yeux de quantité de personnes que j&#039;ai sollicitées... .
Mais je n&#039;en peux plus...
 
Je me permets de vous l&#039;exprimer franchement. 
Lorsqu&#039;on a plus rien à perdre, on peut tout se permettre...

&quot;le monde a besoin, chaque année, de 365 journées de lutte contre le sida&quot;.
C&#039;est vrai...Mais personnellement, une seule et unique journée me suffirait amplement.

Avec mes sentiments distingués.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Le Maire de Paris, </p>
<p>Je tombe sur votre blog et ne peux m&#8217;empêcher de réagir à certains de vos propos, puisque vous y parlez de Sida, de précarité, de rejet social et que je suis concerné.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un devoir de solidarité pour les malades. Etre séropositif ou malade du sida, demeure, dans nos sociétés, une charge extrêmement lourde à porter&nbsp;&raquo;.<br />
J&#8217;imagine que ceci est bien plus facile à écrire qu&#8217;à mettre en oeuvre, et je ne vous en fais pas le reproche.<br />
De nombreuses fois, j&#8217;ai tenté de vous joindre pour vous faire part de mes réels soucis. En retour, je n&#8217;ai eu droit qu&#8217;à des réponses &laquo;&nbsp;types&nbsp;&raquo; .</p>
<p>Suite à mon courrier électronique du 26 juillet 2009, puis à votre réponse &#8211; &laquo;&nbsp;type&nbsp;&raquo; &#8211; je me permets donc de vous recontacter afin de vous exposer l&#8217;évolution de ma situation&#8230;</p>
<p>Six mois ont passés depuis que j&#8217;ai perdu simultanément mon appartement et mon emploi.<br />
Six longs mois durant lesquels, j&#8217;ai couru les associations, contacté différents organismes, rencontré quantité d&#8217;assistantes sociales et même fait le siège de quelques élus &#8211; dont celui de Monsieur Caron-Thibault, adjoint à la mairie du 3ème arrondissement, qui a d&#8217;ailleurs accepté très gentiment de me reçevoir. </p>
<p>J&#8217;ai contacté ACT-UP qui m&#8217;a permis de constituer un dossier pour intégrer la liste &laquo;&nbsp;PILS&nbsp;&raquo; (dossier finalisé depuis le 21 octobre 2009). </p>
<p>Une assistante sociale de l&#8217;Hopital Saint Antoine où je suis suivi s&#8217;est même permise d&#8217;envoyer un courrier à Monsieur Jean-Yves Mano, chargé du logement à Paris. En retour, nous est parvenue une réponse &#8211; &laquo;&nbsp;type&nbsp;&raquo; elle aussi &#8211; très évasive. </p>
<p>Je suis séropositif, sous traitement, malade, sans domicile, sans emploi&#8230; mais je ne suis pas une priorité.<br />
Je suis en train de CREVER dans la rue, Monsieur le Maire! Mais ce n&#8217;est pas une priorité&#8230;. </p>
<p>Et là, je ne peux que témoigner qu&#8217;en matière de &laquo;&nbsp;devoir de solidarité&nbsp;&raquo; dont vous parlez, il y a encore beaucoup d&#8217;effort à fournir, et je ne peux que souscrire à vos propos:<br />
&laquo;&nbsp;[...] tant de pays sur la Terre excluent encore les malades, les réduisant à des menaces et ajoutent l’humiliation sociale à la détresse.&nbsp;&raquo;</p>
<p>C&#8217;est vrai, Monsieur Le Maire. Mais à cette longue liste de pays qui excluent encore les malades et ajoutent l&#8217;humiliation sociale à la détresse&nbsp;&raquo;, ne serait-il pas d&#8217;assumer d&#8217;y ajouter le nom de la France?&#8230; et de citer Paris?</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, dimanche 13 décembre 2009, toujours rien.<br />
Je suis toujours à la rue. Je trouve de temps en temps quelques bonnes âmes pour m&#8217;héberger une nuit ou deux. J&#8217;ai même loué pendant un mois un garage où je pouvais dormir, mais là, Je n&#8217;en peux plus.<br />
Mon état de santé s&#8217;est dégradé. je suis dans une extrême fatigue.<br />
Je poursuis de façon très assidue mes engagements professionnels en vue d&#8217;une &laquo;&nbsp;réinsertion&nbsp;&raquo; (en liaison avec l&#8217;ANPE, j&#8217;effectue un bilan de compétence, ayant pour but de me réorienter vers un secteur plus favorable) </p>
<p>Comme vous le voyez, j&#8217;ai une volonté de fer. Je ne lâche pas. Comme je vous l&#8217;exposais dans mon premier courrier, j&#8217;ai toujours travaillé. Honnêtement. Et encore aujourd&#8217;hui, je m&#8217;accroche pour m&#8217;en sortir. Avec toute l&#8217;énergie dont je dispose encore. </p>
<p>Pour continuer à demeurer indépendant et ne pas tomber dans le rôle de &laquo;&nbsp;l&#8217;assisté&nbsp;&raquo; </p>
<p>Néanmoins, la réalité est celle-ci: Je m&#8217;apprête à passer ces fêtes de fin d&#8217;année dehors au sens propre du terme, alors qu&#8217;il y a un an, j&#8217;avais encore un emploi. J&#8217;avais également un très bon logement. Et j&#8217;avais encore la possibilité de prendre soin de moi et de ma santé.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je n&#8217;ai plus rien de tout cela. Mais j&#8217;imagine que cela vous importe peu. je sais pertinemment que j&#8217;écris &laquo;&nbsp;dans le vent&nbsp;&raquo;, pour rien.<br />
Que mon courrier ne sera même pas lu&#8230;</p>
<p>Je pensais que les élus se préoccupaient un minimum de leurs concitoyens: J&#8217;ai de plus en plus de doutes, pardonnez-moi.<br />
Les problèmes des citoyens semblent dorénavant n&#8217;être plus que des prétextes pour les hommes politiques.<br />
Prétexte pour s&#8217;exprimer, Prétexte pour parler, Prétexte pour prendre une position, Prétexte pour &laquo;&nbsp;briller&nbsp;&raquo;, Prétexte pour faire campagne&#8230;. mais non pour agir! </p>
<p>Monsieur le Maire de Paris, je vous prie de m&#8217;excuser si mon courrier vous semble impoli ou irrespecteux. Il ne souhaite pourtant pas l&#8217;être. </p>
<p>Malgré ma déception et les sentiments de rejet et d&#8217;abandon que je ressens, je conserve encore bien trop de respect pour la politique et pour ceux qui osent occuper de telles fonctions.</p>
<p>Mon courrier n&#8217;est pas non plus destiné à faire culpabiliser qui que ce soit.</p>
<p>Je suis tout à fait conscient que ma pauvre existence n&#8217;est pas une priorité pour vous. Je suis également tout à fait conscient du peu d&#8217;intérêt que peut représenter ma vie aux yeux de quantité de personnes que j&#8217;ai sollicitées&#8230; .<br />
Mais je n&#8217;en peux plus&#8230;</p>
<p>Je me permets de vous l&#8217;exprimer franchement.<br />
Lorsqu&#8217;on a plus rien à perdre, on peut tout se permettre&#8230;</p>
<p>&laquo;&nbsp;le monde a besoin, chaque année, de 365 journées de lutte contre le sida&nbsp;&raquo;.<br />
C&#8217;est vrai&#8230;Mais personnellement, une seule et unique journée me suffirait amplement.</p>
<p>Avec mes sentiments distingués.</p>
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		<title>Par : André Guidi</title>
		<link>http://bertranddelanoe.net/leseditos/editocentral/pour-365-journees-mondiales-de-lutte-contre-le-sida/comment-page-1/#comment-472</link>
		<dc:creator>André Guidi</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 14:44:22 +0000</pubDate>
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		<description>M. le Maire de Paris, 

 vous dégagez quatre vecteurs de combat contre la maladie dont la prévention, la tolérance et l&#039;espoir d&#039;un vaccin. En ce 2 décembre, lendemain du sidaction j&#039;ai une pensée pour les malades et soutiens en tant que citoyen votre appel à la mobilisation. 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire de Paris, l&#039;expression de mon profond respect.

André Guidi</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>M. le Maire de Paris, </p>
<p> vous dégagez quatre vecteurs de combat contre la maladie dont la prévention, la tolérance et l&#8217;espoir d&#8217;un vaccin. En ce 2 décembre, lendemain du sidaction j&#8217;ai une pensée pour les malades et soutiens en tant que citoyen votre appel à la mobilisation. </p>
<p>Veuillez agréer, Monsieur le Maire de Paris, l&#8217;expression de mon profond respect.</p>
<p>André Guidi</p>
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