LES ÉDITOS

À Rio

26 octobre 2009

Je pars ce soir pour le Brésil, où nous allons, avec mon ami Eduardo Paes, maire de Rio de Janeiro, faire franchir à nos deux villes une nouvelle étape de leur coopération étroite, fructueuse, et efficace. En 2004, puis en 2006, nous avions signé deux premiers accords de collaboration urbanistique et culturelle. Ils étaient ambitieux, et ils ont marché. Nous allons, cette fois, prendre acte de ce succès, et en tirer, pour l’avenir, une volonté et une énergie. Et nous allons conclure un nouveau partenariat en matière d’aménagement urbain. Paris contribuera ainsi à la poursuite de la réhabilitation de Sao Cristovao et au développement de Rio Comprido, deux quartiers situés dans la vaste zone portuaire de Rio. Les transports et le logement social seront les thématiques principales de ces coopérations. C’est un projet conduit dans le respect de toutes les exigences du développement durable. Car la lutte contre le réchauffement climatique, pour les énergies renouvelables, pour une nouvelle façon de consommer, doit dépasser toutes les frontières, et se conduire au niveau global. Ces partenariats s’accompagnent d’une grande dynamique de partage des projets culturels. Ainsi, en ce moment même à Rio, dans le cadre de l’année de la France au Brésil, se déroulent plusieurs manifestations culturelles auxquelles contribuent le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, la Maison européenne de la photographie et le Forum des images.

Oui, au confluent des enjeux mondiaux et locaux, pour la vie quotidienne de chacun comme pour l’avenir de la planète, la diplomatie des villes se situe à une échelle qui est celle de l’humilité et de la responsabilité. Les villes, sans prétendre s’attribuer des compétences qui restent du ressort des Etats, peuvent faire avancer plus vite, de façon plus souple, plus concrète, plus opérationnelle, des projets qui trop souvent s’enlisent dans les filets de la diplomatie traditionnelle. Et ainsi des ponts s’établissent entre les cités, entre les collectivités, entre les peuples.

C’est dans cet esprit que je vais à Rio. Et je suis heureux de retrouver une ville et un pays que j’aime. Le génie du Brésil, c’est la diversité des cultures, des traditions et des inspirations. C’est la rencontre, le mélange, et une forme de générosité qui exprime simplement l’amour de la vie. Et le Brésil est un pays en mouvement : malgré les difficultés et les obstacles –et ils sont nombreux- ce pays-continent, sous la direction de Lula, est en train d’entrer de plain-pied dans la modernité.

C’est pour Paris une chance d’avoir su créer et entretenir des liens avec ce grand peuple. Je vais à Rio avec joie, déterminé à donner une nouvelle dimension au dialogue de nos cultures et à l’échange de nos projets.

Chers internautes, je vous écrirai de là-bas.

A bientôt, donc.
Bertrand Delanoë

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