LES ÉDITOS

Portrait de Paris à Tel-Aviv

7 avril 2010

L’espace d’un soir, je suis à Tel-Aviv pour l’ouverture à la cinémathèque d’un cycle « Portrait de Paris » qui du 6 au 17 avril montrera une vingtaine de films d’aujourd’hui et d’hier consacrés à notre ville.
Cet hommage est une forme de réponse à la rétrospective Tel-Aviv organisée l’automne dernier au « Forum des Images » dont le président, Marc Tessier, est également venu marquer les liens qui unissent les deux insitutions.
J’y retrouve mon ami Ron Huldai, maire de Tel-Aviv-Jaffa avec qui je signerai aujourd’hui un accord de coopération entre nos deux villes ainsi que l’ambassadeur de France Christophe Bigot. La salle de la cinémathèque est pleine et son directeur anticipe déjà un plein succès pour cette rétrospective. L’ambiance est chaleureuse et me donne l’occasion de rappeler les liens déjà anciens qui m’unissent à cette ville à bien des égards exceptionnelle.
Je n’ignore pas la période difficile que traverse la vie politique israélienne et j’aurai ce matin même l’occasion de m’en entretenir avec Tzipi Livni, chef de l’opposition. Dans une brève allocution et en réponse à des journalistes, je dis combien je désapprouve la politique de colonisation à outrance et les dernières décisions du gouvernement de constructions à marche forcée à Jérusalem Est.
L’amitié n’interdit pas la franchise, elle l’exige. Je le dirai à nouveau la semaine prochaine en inaugurant avec le Président Shimon Peres l’esplanade Ben Gourion à Paris, comme le Conseil de Paris l’a décidé à l’unanimité.


Mais la soirée est consacrée au cinéma et les derniers films israéliens que nous avons pu voir en France ont montré à quel point celui-ci est précisément, dans une démocratie comme Israël, un espace de liberté, d’interrogation sur le sens de l’action et un ferment de contestation politique. C’est aussi pour cela que j’avais tenu à ce que le Forum accueille la rétrospective Tel-Aviv et que je suis venu accompagner la rétrospective Paris.
Le soir, autour d’un dîner restreint, je retrouve quelques artistes israéliens : actrice et réalisatrice, designer, musicien, animateur de la vie nocturne à Tel-Aviv : je suis frappé par leur jeunesse, leur enthousiasme et leur dynamisme qui contribuent à faire de cette ville une ville qui ne dort jamais. Au-delà de leur pays, ils cherchent dans le monde de quoi alimenter leur inspiration artistique.
La France reste pour beaucoup d’entre eux un pays où ils veulent exprimer et montrer leur talent. Je leur redis combien Paris a vocation à mes yeux à s’ouvrir à chacun d’entre eux et à vivre au rythme de leur talent.

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