LES ÉDITOS

Copenhague : un résultat malheureusement décevant

19 décembre 2009

Le sommet de Copenhague aboutit malheureusement à un résultat décevant, dont le contenu est clairement en-deça des exigences de l’enjeu : des engagements hypothétiques pris individuellement par chaque pays, sans contrainte juridique ; aucun instrument de contrôle international ; une aide aux pays pauvres très insuffisante et fondée sur des principes trop flous.

Une fois de plus, l’intransigeance, voire l’égoïsme des logiques nationales, a empêché d’aboutir à un résultat plus probant. Ce constat très préoccupant appelle une suite indispensable, visant cette fois, des engagements précis de chacun, en particulier dans le soutien indispensable aux pays africains.

Face à la frustration que fait naître l’issue de ce sommet, il est du devoir de chaque acteur d’assumer ses responsabilités et de contribuer à un prolongement plus opérationnel de Copenhague. Dans cette optique, le rôle des collectivités territoriales s’est affirmé ces dernières années à l’échelle planétaire et est désormais reconnu par les instances internationales : actives, pragmatiques, innovantes, les métropoles apparaissent aujourd’hui comme autant de laboratoires des changements nécessaires, face au défi environnemental.

Je proposerai donc, dans les premiers jours de janvier, une initiative concrète autour de la principale association des villes mondiales, CGLU, que j’ai l’honneur de présider.

Je souhaite en effet qu’à brève échéance, le dialogue constant, les partenariats engagés et l’échange d’expérience entre nos cités, puissent trouver un débouché renforcé, dédié spécifiquement à la question climatique, qui désigne, plus que jamais, un enjeu vital.

Bertrand DELANOË

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