<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : «Préparer la ville de l&#8217;après Copenhague»</title>
	<atom:link href="http://bertranddelanoe.net/leseditos/editobd/%c2%ab-preparer-la-ville-de-lapres-copenhague-%c2%bb/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://bertranddelanoe.net/leseditos/editobd/%c2%ab-preparer-la-ville-de-lapres-copenhague-%c2%bb/</link>
	<description>bertranddelanoe.net</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 18:12:15 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
	<item>
		<title>Par : NATHALIE</title>
		<link>http://bertranddelanoe.net/leseditos/editobd/%c2%ab-preparer-la-ville-de-lapres-copenhague-%c2%bb/comment-page-1/#comment-8773</link>
		<dc:creator>NATHALIE</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 10:42:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://bertranddelanoe.net/?p=1125#comment-8773</guid>
		<description>La construction d’une méga usine de méthanisation, la plus grosse d’Europe, doit être lancée d’un jour à l’autre à proximité de chez nous. Son emplacement se trouve sur le site du SYCTOM de Romainville, en limite directe de Noisy-le-Sec et de Bobigny, Pantin étant également extrêmement proche. 

	Le principe de la méthanisation est très séduisant car il propose, dans des conditions de traitement idéales, avec des déchets parfaitement triés, d’obtenir, en décomposant la matière organique des déchets ménagers, des amendements organiques pour le sol de type terreau, cette transformation dégageant de surcroit des gaz qui pourraient être utilisés pour produire des énergies de substitution.

Nous avons trouvé des informations sur la technique de fonctionnement d’une usine de méthanisation, tous les descriptifs proposés sur les fascicules ou les sites porteurs de cette technologie détaillant de façon très convaincante la parfaite maîtrise de ce procédé et son indiscutable intérêt pour l’environnement.

Mais nous avons découvert en approfondissant nos recherches sur les retombées locales des usines en activité, que la parfaite maîtrise de l’impact de la méthanisation sur la vie des riverains et des entreprises environnantes était au mieux mauvaise, au pire catastrophique, en France comme à l’étranger.

	Nous nous sommes également aperçus que les lobbies et les passions portants sur ce procédé étaient démesurés et que le bon sens était bien souvent oublié.



	Le SYCTOM doit donc construire d’un jour à l’autre la plus grosse usine de méthanisation d’Europe, peut-être du monde. Il s’agit d’une méga structure de 5 hectares implantée en plein cœur de ville, au bord de la ligne RER au trafic dense, du Canal de l’Ourcq porteur de projets urbains à forte valeur ajoutée, d’un important transformateur RTE, et entourée de bâtiments accueillant du public, de nombreuses entreprises et industries, et de milliers d’habitants.

Plus de 300 000 tonnes d’ordures ménagères vont être acheminées sur ce site qui nous jouxte, pour subir un processus de décomposition visant donc à produire au sortir du gaz et des amendements organiques agricoles.

	Ce principe expérimental dont l’échelle industrielle surdimensionnée est inédite en Europe, qui plus est en milieu urbain dense, repose sur 5 points essentiels :

-	la parfaite sécurité d’un site de production industrielle de gaz explosifs et mortels (méthane et sulfure d’hydrogène),
-	un tri parfait des déchets pour séparer la matière organique non souillée, des matières plastiques, métaux, polluants…,
-	en découle la qualité du « compost » ou amendements organiques ainsi obtenus pour être épandus sur des terres cultivées,
-	la réutilisation des gaz produits lors de la fermentation de ces milliers de tonnes d’ordures pour être réinjectés dans le réseau Gaz de France,
-	l’hermétisme de la chaine des approvisionnements et du fonctionnement de l’usine pour garantir l’absence des graves nuisances olfactives inhérentes aux ordures et à leur fermentation.

Lors de la fermentation de la matière organique issue des déchets collectés et triés, la plus grande quantité de gaz produite dans une usine de méthanisation est le méthane, source d’énergie dont la combustion produit de l’eau et du dioxyde de carbone (gaz carbonique). Le méthane provoque une augmentation de l’effet de serre plus importante que le gaz carbonique pour des quantités équivalentes et est également beaucoup plus toxique. 

	Le principe vertueux mis en avant est la parfaite collecte et rétention de ce gaz pour être utilisé comme combustible, afin de produire de l’électricité et remplacer le gaz de ville.

	La parfaite étanchéité des usines a systématiquement été mise en avant préalablement à leur construction, se soldant à chaque fois au final par une impossibilité à maîtriser les dégagements en masse des gaz ainsi produits. Or, la fermentation organique produit, avec le méthane, du sulfure d’hydrogène (odeur d’œuf pourri), ce mélange équivalent au gaz des marais ou aux gaz des flatulences des mammifères.

	Gaz de France refuse actuellement de mettre son réseau à la disposition des usines de méthanisation, les gaz produits étant plus corrosifs pour leurs canalisations et leur odeur nauséabonde dissuadant de toute utilisation domestique ou industrielle.

	Quant à la production d’électricité, elle reste réduite au fonctionnement en interne de l’usine pour les cas où elle a été développée.

	Une partie des gaz issus du processus de fermentation sont brulés localement par une grande torchère surplombant son entourage par sa hauteur.

Concernant les amendements organiques issus de cette transformation des ordures, ils s’avèrent impropres à une réutilisation agricole car jonchés d’impuretés et de substances polluantes.

	Si ce procédé expérimental théoriquement « vertueux » peut être développé de façon adaptée, à savoir à des distances suffisantes des zones d’activité et des lieux de vie (3 km minimum), il est incompréhensible de permettre à ce jour, avec les retours d’expérience qui nous assurent un danger certain, d’autoriser le SYCTOM à implanter une usine de méthanisation sur le territoire de Romainville/Noisy le Sec/Pantin/Bobigny.

	Si nous sommes convaincus qu’il est indispensable d’innover sur le cycle de nos systèmes de production, de consommation et de traitement de nos déchets ménagers et industriels, nous ne comprenons pas que l’on puisse imposer un ouvrage qui aura irrémédiablement un effet destructeur sur le tissu social et économique qui l’entoure.

Nous ne pouvons expliquer l’autorisation de permis de construire délivrée par la Préfecture, que par une méconnaissance complète des risques qu’engendrerait une mégastructure de méthanisation expérimentale, la maîtrise actuelle de ce processus, ne serait-ce qu’à petite échelle, étant totalement inadaptée avec une implantation en milieu urbain.

Les industriels qui entourent l’usine se sont regroupés pour faire appel à un bureau d’expertise spécialisé dans le traitement des ordures ménagères et l’on mis à disposition des populations à travers l’association de défense des riverains l’ARIVEM.

Ses conclusions exposent de graves lacunes dans le dossier déposé par l’exploitant en Préfecture pour obtenir le permis de construire et le permis d’exploiter.

Leur dossier a en effet omis d’étudier des composantes essentielles sur la réaction en chaine qu’entrainerait l’explosion des fameux digesteurs, ces immenses cylindres servants à décomposer les ordures et stockant les gaz explosifs. 

Oublié donc l’effet domino de l’explosion d’un des digesteurs, faisant fi de tout incendie qui s’en suivrait sur le reste de l’usine et les fumées toxiques qui en découleraient. 

La situation environnante a également été complètement sous évaluée :
-	les risques sur les voyageurs du RER touchant littéralement l’usine et ses digesteurs sont très largement sous évalués. Imaginez les conséquences d’une explosion sur une, voire deux rames passant devant le SYCTOM …
-	quid du transformateur RTE ?
-	quid des espaces d’accueil du public et des enfants qui jouent sur le parking jouxtant littéralement les digesteurs,
-	l’effet en chaine de l’explosion d’un digesteur sur les 5 autres et la propagation d’un incendie sur la fosse OMR les jouxtant, le feux et la toxicité des fumées extrêmement denses à des kilomètres à la ronde n’ont pas été exposés dans le dossier remis en Préfecture par le constructeur URBASER,
-	quid de la sécurité et de la santé des milliers d’habitants et de salariés ?

Quant au principe même du fonctionnement de cette usine qui est de recycler nos ordures pour en faire du compost à épandre dans les champs et qui justifierait de tels investissements, il est anéanti par la remise en conformité des normes françaises actuelles anormalement laxistes sur l’acceptabilité des polluants et des impuretés. 

Nous savons donc que le SYCTOM qui prévoyait de revendre ces amendements 10 € la tonne pour épandage sur des terres cultivées dans l’Eure, devra en fait payer 40 € la Tonne pour qu’ils soient confinés en décharges enterrées. 

En termes d’implantation urbaine, ce projet est une aberration totale.

	Nos voisins européens à l’instar de l’Espagne ou de l’Allemagne ont pris soin de choisir des zones à faible densité urbaine pour implanter leurs usines. A l’exception de Montpellier, les autres projets réalisés en France se sont construits en dehors des centre-ville. Et même à Montpellier dont le retentissement des nuisances est le fait de la proximité des habitations et des entreprises avec l’usine, une simple vision du site sur Google Earth permet de constater l’énorme écart avec Romainville sur le plan de cette densité urbaine.

	Un rapport d’information présenté par M. Daniel SOULAGE le 22 juin 2010 au Sénat reprend en partie les données fournies par l’ADEME sur le fonctionnement de la méthanisation et ses intérêts, mais rappelle en fin de rapport les conséquences d’une implantation urbaine (page 16/22) : « On relèvera que la situation à Montpellier est rendue particulièrement difficile par la proximité des habitations : le site d’implantation était en effet marqué par la présence de 63 habitants en 2006, d’une école maternelle dans un rayon de 300 mètres et d’environ 800 habitants à une distance de moins d’un kilomètre. Les premières habitations étaient situées entre 70 et 150 mètres. ». (page 19/22) : « Enfin, s’agissant de la conception, le choix du lieu est particulièrement important du fait des nuisances susceptibles d’être générées, sauf à augmenter les exigences dans le cahier des charges, avec des répercussions importantes sur le coût. En outre, le montage contractuel entre collectivité, constructeur et exploitant doit définir précisément les objectifs et les responsabilités de chacun. »

	Nous sommes très largement au-delà des « 800 habitants à une distance de moins d’un kilomètre » sur Romainville/Noisy-le-Sec/Bobigny, peut être dix fois plus ? Le choix du lieu est dans ce cadre extrême, dans le mauvais sens du terme. 
Concernant le « montage contractuel entre collectivité, constructeur et exploitant », il a commencé par le refus de la mairie de Romainville de valider le permis de construire, ce qui n’a pas empêché le rouleau compresseur de continuer sa route.

Le SYCTOM expérimente ainsi à nos risques et périls, la création de l’usine de méthanisation la plus risquée au monde en terme d’implantation urbaine. Nous ne nous considérons pourtant pas comme des cobayes. 

Les odeurs insupportables, les risques d’explosions et d’incendie vont faire fuir les habitants et les entreprises de la zone sur un rayon de plus d’1km. 

Les habitants et les entreprises en location s’en iront ailleurs chercher un air respirable, les autres, propriétaires de leurs logements ou de leurs locaux, n’auront plus que leurs yeux pour pleurer sur la dévaluation catastrophique de leurs biens. Que va devenir cet espace urbain ainsi disqualifié ? Quid du départ des entreprises et des milliers d’emplois perdus sur ce territoire en guise de perspective d’avenir ?

Tout le bas Romainville sera impacté ainsi qu’une partie de Pantin autour de la gare du Métro Ligne 5 Raymond Queneau, très peuplée.

	Le centre de Noisy-le-Sec (au point de repère de l’Hôtel de Ville) est à 1 km de l’usine et positionné directement sous les vents dominants d’ouest. 

On ne peut pas dire que nous ne sommes pas en milieu urbain ! 

Ce qui signifie que l’ensemble de la zone d’activité du Parc, de part et d’autre de la rue du Parc, le Mac Donald’s et les commerces attenants à ce secteur, subiront l’ouverture de l’usine de plein fouet et ne peuvent être voués à terme qu’à fuir les lieux. Mais c’est également toute une partie des habitants du centre ville de Noisy qui seront touchés, les odeurs étant ressenties de façon significative jusqu’à plus de 2 km sur le site de Montpellier.

Une partie majeure de la ville de Bobigny située à proximité de la voie de chemin de fer, avec ses entreprises de la Zone Industrielle des Vignes, un lotissement de taille importante, ses écoles et son centre ville proche subira également ce désastre.

	Les conséquences sur la population d’une explosion ou d’un incendie de l’usine, à l’instar de l’usine Amétyst de Montpellier en septembre 2010, ont donc été balayés d’un revers de main par le SYCTOM. A cela s’ajoute la dangerosité du sulfure d’hydrogène produit lors de la fermentation, ce gaz étant responsable de la mort d’employés d’une usine de méthanisation en Allemagne.

	Regardez les extraits vidéos des journaux télévisés nationaux et régionaux visibles sur Internet pour constater la débâcle de ce procédé lorsqu’il est implanté trop près des habitations et des zones d’activité.

Les riverains fuient les lieux en se faisant racheter, s’ils le peuvent, leurs biens par les pouvoirs publics, et les élus locaux, la communauté d’agglomération et le préfet se renvoient la responsabilité des fautes, incapables de stopper le problème malgré des dépenses d’ « amélioration » du système qui se chiffrent en millions, la seule solution étant finalement la fermeture définitive de l’usine.

	A noter également sur ces reportages d’information relatifs à l’usine de Montpellier, que le Préfet était passé en force malgré les réticences des riverains, et que la même Préfecture demande aujourd’hui la fermeture du site.

Cette prise de risque maximale explique de toute évidence le montage en catimini de cette usine sur Romainville, la population des 4 communes n’étant pas au courant, dans sa grande majorité du montage de cette méga usine. Nous n’avons pas été consultés lors d’une quelconque démarche d’information au publique, aucun riverain n’a été mis au courant du démarrage prochain des travaux, l’absence d’informations est totale.

	C’est avec le plus grand réalisme que nous voyons à ce jour notre avenir compromis ici, si ce projet n’est pas immédiatement et définitivement annulé. Le cas de Montpellier qui s’avère le plus médiatique car le plus proche d’habitations, correspond pourtant à un contexte moins dense que celui de Romainville/Noisy-le-Sec/Pantin/Bobigny en terme d’urbanisation, c’est pour dire la bombe à retardement qui se prépare.


	Devant un tel danger, vous comprendrez Monsieur le Maire, l’extrême urgence de cette situation pour mettre en place tous les moyens permettant de stopper immédiatement le lancement ce projet.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La construction d’une méga usine de méthanisation, la plus grosse d’Europe, doit être lancée d’un jour à l’autre à proximité de chez nous. Son emplacement se trouve sur le site du SYCTOM de Romainville, en limite directe de Noisy-le-Sec et de Bobigny, Pantin étant également extrêmement proche. </p>
<p>	Le principe de la méthanisation est très séduisant car il propose, dans des conditions de traitement idéales, avec des déchets parfaitement triés, d’obtenir, en décomposant la matière organique des déchets ménagers, des amendements organiques pour le sol de type terreau, cette transformation dégageant de surcroit des gaz qui pourraient être utilisés pour produire des énergies de substitution.</p>
<p>Nous avons trouvé des informations sur la technique de fonctionnement d’une usine de méthanisation, tous les descriptifs proposés sur les fascicules ou les sites porteurs de cette technologie détaillant de façon très convaincante la parfaite maîtrise de ce procédé et son indiscutable intérêt pour l’environnement.</p>
<p>Mais nous avons découvert en approfondissant nos recherches sur les retombées locales des usines en activité, que la parfaite maîtrise de l’impact de la méthanisation sur la vie des riverains et des entreprises environnantes était au mieux mauvaise, au pire catastrophique, en France comme à l’étranger.</p>
<p>	Nous nous sommes également aperçus que les lobbies et les passions portants sur ce procédé étaient démesurés et que le bon sens était bien souvent oublié.</p>
<p>	Le SYCTOM doit donc construire d’un jour à l’autre la plus grosse usine de méthanisation d’Europe, peut-être du monde. Il s’agit d’une méga structure de 5 hectares implantée en plein cœur de ville, au bord de la ligne RER au trafic dense, du Canal de l’Ourcq porteur de projets urbains à forte valeur ajoutée, d’un important transformateur RTE, et entourée de bâtiments accueillant du public, de nombreuses entreprises et industries, et de milliers d’habitants.</p>
<p>Plus de 300 000 tonnes d’ordures ménagères vont être acheminées sur ce site qui nous jouxte, pour subir un processus de décomposition visant donc à produire au sortir du gaz et des amendements organiques agricoles.</p>
<p>	Ce principe expérimental dont l’échelle industrielle surdimensionnée est inédite en Europe, qui plus est en milieu urbain dense, repose sur 5 points essentiels :</p>
<p>-	la parfaite sécurité d’un site de production industrielle de gaz explosifs et mortels (méthane et sulfure d’hydrogène),<br />
-	un tri parfait des déchets pour séparer la matière organique non souillée, des matières plastiques, métaux, polluants…,<br />
-	en découle la qualité du « compost » ou amendements organiques ainsi obtenus pour être épandus sur des terres cultivées,<br />
-	la réutilisation des gaz produits lors de la fermentation de ces milliers de tonnes d’ordures pour être réinjectés dans le réseau Gaz de France,<br />
-	l’hermétisme de la chaine des approvisionnements et du fonctionnement de l’usine pour garantir l’absence des graves nuisances olfactives inhérentes aux ordures et à leur fermentation.</p>
<p>Lors de la fermentation de la matière organique issue des déchets collectés et triés, la plus grande quantité de gaz produite dans une usine de méthanisation est le méthane, source d’énergie dont la combustion produit de l’eau et du dioxyde de carbone (gaz carbonique). Le méthane provoque une augmentation de l’effet de serre plus importante que le gaz carbonique pour des quantités équivalentes et est également beaucoup plus toxique. </p>
<p>	Le principe vertueux mis en avant est la parfaite collecte et rétention de ce gaz pour être utilisé comme combustible, afin de produire de l’électricité et remplacer le gaz de ville.</p>
<p>	La parfaite étanchéité des usines a systématiquement été mise en avant préalablement à leur construction, se soldant à chaque fois au final par une impossibilité à maîtriser les dégagements en masse des gaz ainsi produits. Or, la fermentation organique produit, avec le méthane, du sulfure d’hydrogène (odeur d’œuf pourri), ce mélange équivalent au gaz des marais ou aux gaz des flatulences des mammifères.</p>
<p>	Gaz de France refuse actuellement de mettre son réseau à la disposition des usines de méthanisation, les gaz produits étant plus corrosifs pour leurs canalisations et leur odeur nauséabonde dissuadant de toute utilisation domestique ou industrielle.</p>
<p>	Quant à la production d’électricité, elle reste réduite au fonctionnement en interne de l’usine pour les cas où elle a été développée.</p>
<p>	Une partie des gaz issus du processus de fermentation sont brulés localement par une grande torchère surplombant son entourage par sa hauteur.</p>
<p>Concernant les amendements organiques issus de cette transformation des ordures, ils s’avèrent impropres à une réutilisation agricole car jonchés d’impuretés et de substances polluantes.</p>
<p>	Si ce procédé expérimental théoriquement « vertueux » peut être développé de façon adaptée, à savoir à des distances suffisantes des zones d’activité et des lieux de vie (3 km minimum), il est incompréhensible de permettre à ce jour, avec les retours d’expérience qui nous assurent un danger certain, d’autoriser le SYCTOM à implanter une usine de méthanisation sur le territoire de Romainville/Noisy le Sec/Pantin/Bobigny.</p>
<p>	Si nous sommes convaincus qu’il est indispensable d’innover sur le cycle de nos systèmes de production, de consommation et de traitement de nos déchets ménagers et industriels, nous ne comprenons pas que l’on puisse imposer un ouvrage qui aura irrémédiablement un effet destructeur sur le tissu social et économique qui l’entoure.</p>
<p>Nous ne pouvons expliquer l’autorisation de permis de construire délivrée par la Préfecture, que par une méconnaissance complète des risques qu’engendrerait une mégastructure de méthanisation expérimentale, la maîtrise actuelle de ce processus, ne serait-ce qu’à petite échelle, étant totalement inadaptée avec une implantation en milieu urbain.</p>
<p>Les industriels qui entourent l’usine se sont regroupés pour faire appel à un bureau d’expertise spécialisé dans le traitement des ordures ménagères et l’on mis à disposition des populations à travers l’association de défense des riverains l’ARIVEM.</p>
<p>Ses conclusions exposent de graves lacunes dans le dossier déposé par l’exploitant en Préfecture pour obtenir le permis de construire et le permis d’exploiter.</p>
<p>Leur dossier a en effet omis d’étudier des composantes essentielles sur la réaction en chaine qu’entrainerait l’explosion des fameux digesteurs, ces immenses cylindres servants à décomposer les ordures et stockant les gaz explosifs. </p>
<p>Oublié donc l’effet domino de l’explosion d’un des digesteurs, faisant fi de tout incendie qui s’en suivrait sur le reste de l’usine et les fumées toxiques qui en découleraient. </p>
<p>La situation environnante a également été complètement sous évaluée :<br />
-	les risques sur les voyageurs du RER touchant littéralement l’usine et ses digesteurs sont très largement sous évalués. Imaginez les conséquences d’une explosion sur une, voire deux rames passant devant le SYCTOM …<br />
-	quid du transformateur RTE ?<br />
-	quid des espaces d’accueil du public et des enfants qui jouent sur le parking jouxtant littéralement les digesteurs,<br />
-	l’effet en chaine de l’explosion d’un digesteur sur les 5 autres et la propagation d’un incendie sur la fosse OMR les jouxtant, le feux et la toxicité des fumées extrêmement denses à des kilomètres à la ronde n’ont pas été exposés dans le dossier remis en Préfecture par le constructeur URBASER,<br />
-	quid de la sécurité et de la santé des milliers d’habitants et de salariés ?</p>
<p>Quant au principe même du fonctionnement de cette usine qui est de recycler nos ordures pour en faire du compost à épandre dans les champs et qui justifierait de tels investissements, il est anéanti par la remise en conformité des normes françaises actuelles anormalement laxistes sur l’acceptabilité des polluants et des impuretés. </p>
<p>Nous savons donc que le SYCTOM qui prévoyait de revendre ces amendements 10 € la tonne pour épandage sur des terres cultivées dans l’Eure, devra en fait payer 40 € la Tonne pour qu’ils soient confinés en décharges enterrées. </p>
<p>En termes d’implantation urbaine, ce projet est une aberration totale.</p>
<p>	Nos voisins européens à l’instar de l’Espagne ou de l’Allemagne ont pris soin de choisir des zones à faible densité urbaine pour implanter leurs usines. A l’exception de Montpellier, les autres projets réalisés en France se sont construits en dehors des centre-ville. Et même à Montpellier dont le retentissement des nuisances est le fait de la proximité des habitations et des entreprises avec l’usine, une simple vision du site sur Google Earth permet de constater l’énorme écart avec Romainville sur le plan de cette densité urbaine.</p>
<p>	Un rapport d’information présenté par M. Daniel SOULAGE le 22 juin 2010 au Sénat reprend en partie les données fournies par l’ADEME sur le fonctionnement de la méthanisation et ses intérêts, mais rappelle en fin de rapport les conséquences d’une implantation urbaine (page 16/22) : « On relèvera que la situation à Montpellier est rendue particulièrement difficile par la proximité des habitations : le site d’implantation était en effet marqué par la présence de 63 habitants en 2006, d’une école maternelle dans un rayon de 300 mètres et d’environ 800 habitants à une distance de moins d’un kilomètre. Les premières habitations étaient situées entre 70 et 150 mètres. ». (page 19/22) : « Enfin, s’agissant de la conception, le choix du lieu est particulièrement important du fait des nuisances susceptibles d’être générées, sauf à augmenter les exigences dans le cahier des charges, avec des répercussions importantes sur le coût. En outre, le montage contractuel entre collectivité, constructeur et exploitant doit définir précisément les objectifs et les responsabilités de chacun. »</p>
<p>	Nous sommes très largement au-delà des « 800 habitants à une distance de moins d’un kilomètre » sur Romainville/Noisy-le-Sec/Bobigny, peut être dix fois plus ? Le choix du lieu est dans ce cadre extrême, dans le mauvais sens du terme.<br />
Concernant le « montage contractuel entre collectivité, constructeur et exploitant », il a commencé par le refus de la mairie de Romainville de valider le permis de construire, ce qui n’a pas empêché le rouleau compresseur de continuer sa route.</p>
<p>Le SYCTOM expérimente ainsi à nos risques et périls, la création de l’usine de méthanisation la plus risquée au monde en terme d’implantation urbaine. Nous ne nous considérons pourtant pas comme des cobayes. </p>
<p>Les odeurs insupportables, les risques d’explosions et d’incendie vont faire fuir les habitants et les entreprises de la zone sur un rayon de plus d’1km. </p>
<p>Les habitants et les entreprises en location s’en iront ailleurs chercher un air respirable, les autres, propriétaires de leurs logements ou de leurs locaux, n’auront plus que leurs yeux pour pleurer sur la dévaluation catastrophique de leurs biens. Que va devenir cet espace urbain ainsi disqualifié ? Quid du départ des entreprises et des milliers d’emplois perdus sur ce territoire en guise de perspective d’avenir ?</p>
<p>Tout le bas Romainville sera impacté ainsi qu’une partie de Pantin autour de la gare du Métro Ligne 5 Raymond Queneau, très peuplée.</p>
<p>	Le centre de Noisy-le-Sec (au point de repère de l’Hôtel de Ville) est à 1 km de l’usine et positionné directement sous les vents dominants d’ouest. </p>
<p>On ne peut pas dire que nous ne sommes pas en milieu urbain ! </p>
<p>Ce qui signifie que l’ensemble de la zone d’activité du Parc, de part et d’autre de la rue du Parc, le Mac Donald’s et les commerces attenants à ce secteur, subiront l’ouverture de l’usine de plein fouet et ne peuvent être voués à terme qu’à fuir les lieux. Mais c’est également toute une partie des habitants du centre ville de Noisy qui seront touchés, les odeurs étant ressenties de façon significative jusqu’à plus de 2 km sur le site de Montpellier.</p>
<p>Une partie majeure de la ville de Bobigny située à proximité de la voie de chemin de fer, avec ses entreprises de la Zone Industrielle des Vignes, un lotissement de taille importante, ses écoles et son centre ville proche subira également ce désastre.</p>
<p>	Les conséquences sur la population d’une explosion ou d’un incendie de l’usine, à l’instar de l’usine Amétyst de Montpellier en septembre 2010, ont donc été balayés d’un revers de main par le SYCTOM. A cela s’ajoute la dangerosité du sulfure d’hydrogène produit lors de la fermentation, ce gaz étant responsable de la mort d’employés d’une usine de méthanisation en Allemagne.</p>
<p>	Regardez les extraits vidéos des journaux télévisés nationaux et régionaux visibles sur Internet pour constater la débâcle de ce procédé lorsqu’il est implanté trop près des habitations et des zones d’activité.</p>
<p>Les riverains fuient les lieux en se faisant racheter, s’ils le peuvent, leurs biens par les pouvoirs publics, et les élus locaux, la communauté d’agglomération et le préfet se renvoient la responsabilité des fautes, incapables de stopper le problème malgré des dépenses d’ « amélioration » du système qui se chiffrent en millions, la seule solution étant finalement la fermeture définitive de l’usine.</p>
<p>	A noter également sur ces reportages d’information relatifs à l’usine de Montpellier, que le Préfet était passé en force malgré les réticences des riverains, et que la même Préfecture demande aujourd’hui la fermeture du site.</p>
<p>Cette prise de risque maximale explique de toute évidence le montage en catimini de cette usine sur Romainville, la population des 4 communes n’étant pas au courant, dans sa grande majorité du montage de cette méga usine. Nous n’avons pas été consultés lors d’une quelconque démarche d’information au publique, aucun riverain n’a été mis au courant du démarrage prochain des travaux, l’absence d’informations est totale.</p>
<p>	C’est avec le plus grand réalisme que nous voyons à ce jour notre avenir compromis ici, si ce projet n’est pas immédiatement et définitivement annulé. Le cas de Montpellier qui s’avère le plus médiatique car le plus proche d’habitations, correspond pourtant à un contexte moins dense que celui de Romainville/Noisy-le-Sec/Pantin/Bobigny en terme d’urbanisation, c’est pour dire la bombe à retardement qui se prépare.</p>
<p>	Devant un tel danger, vous comprendrez Monsieur le Maire, l’extrême urgence de cette situation pour mettre en place tous les moyens permettant de stopper immédiatement le lancement ce projet.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Vidal</title>
		<link>http://bertranddelanoe.net/leseditos/editobd/%c2%ab-preparer-la-ville-de-lapres-copenhague-%c2%bb/comment-page-1/#comment-445</link>
		<dc:creator>Vidal</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 14:28:02 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://bertranddelanoe.net/?p=1125#comment-445</guid>
		<description>La présente démarche  d&#039;ensemble de la démarche environnementale de Paris contraste avec celle de l&#039;état qui n&#039;a en rien soutenu,après la présidence Française de l&#039;Europe les espoirs entretenus auparavant lors du Grenelle de l&#039;environnement. Les décrets d&#039;application budgétaires, hormis ceux des transports rognés en France par rapport aux prévisions budgétaires initiales se font encore attendre bien qu&#039;ils constituent désormais l&#039;essentiel des prétentions du projet du Grand Paris*.

  * Présenté le 12 à l&#039;Assemblée aprés un amendement surprise du premier ministre, quelle priorités autres pourront elles être dégagées pour un nouveau modèle de développement écologique porteur d&#039;emplois dans la perspectve de Copenhague et quelle part sera la sienne dans la dévolution d&#039;un emprunt de 35 milliards seulement  ?  et une taxe carbone plus importante qui jamais ne saurait se soustraire encore, après l&#039;amputation de la taxe professionnelle des revenus de l&#039;état qui devra encore assurer une vie décente à toutes les nouvelles victimes de la précarité de l&#039;emploi .Les retards à investir avaient aussi un poids.
    D&#039;autant qu&#039;il n&#039;y a pas grand chose, après bien des péripéties et des financements à l&#039;évidence compromis en Europe car réenchéris par suite du sauvetage des banques communautaires, à attendre de la direction falote succédant au président Barroso; intervenue enfin .</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La présente démarche  d&#8217;ensemble de la démarche environnementale de Paris contraste avec celle de l&#8217;état qui n&#8217;a en rien soutenu,après la présidence Française de l&#8217;Europe les espoirs entretenus auparavant lors du Grenelle de l&#8217;environnement. Les décrets d&#8217;application budgétaires, hormis ceux des transports rognés en France par rapport aux prévisions budgétaires initiales se font encore attendre bien qu&#8217;ils constituent désormais l&#8217;essentiel des prétentions du projet du Grand Paris*.</p>
<p>  * Présenté le 12 à l&#8217;Assemblée aprés un amendement surprise du premier ministre, quelle priorités autres pourront elles être dégagées pour un nouveau modèle de développement écologique porteur d&#8217;emplois dans la perspectve de Copenhague et quelle part sera la sienne dans la dévolution d&#8217;un emprunt de 35 milliards seulement  ?  et une taxe carbone plus importante qui jamais ne saurait se soustraire encore, après l&#8217;amputation de la taxe professionnelle des revenus de l&#8217;état qui devra encore assurer une vie décente à toutes les nouvelles victimes de la précarité de l&#8217;emploi .Les retards à investir avaient aussi un poids.<br />
    D&#8217;autant qu&#8217;il n&#8217;y a pas grand chose, après bien des péripéties et des financements à l&#8217;évidence compromis en Europe car réenchéris par suite du sauvetage des banques communautaires, à attendre de la direction falote succédant au président Barroso; intervenue enfin .</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

