“Hier c’est loin ; demain, c’est la minute d’après”


compte rendu de mandat du 17e arrondissement GT
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Intervention de Monique Dagnaud, sociologue et chercheuse au CNRS, lors du compte rendu de mandant dans le 17e arrondissement, sur le thème “La place des jeunes dans notre cité”.

Un commentaire à ““Hier c’est loin ; demain, c’est la minute d’après””

  1. Karim Bouzouita dit :

    Bonjour aux blogonautes, Mme Dagnaud, mes hommages,

    Je m’invite au débat, par acte citoyen bien entendu.
    Si je saisi bien, vous préconiser la mobilisation autour de l’intégration scolaire et le développement de commodités en adéquation avec la culture de la fête.

    D’abord, est-ce l’inflation des préfixes “post” : post-industriel, post-moderne et, à vous citer”, “post-adolescent”, est un aveu d’incapacité à nommer le présent ? Ou le post-adolescent serait cet “adulescent” défini par l’intelligentzia Marketing jouant à l’apprenti sorcier de la sociologie ?

    Mme Dagaud, peut-être que derrière votre “post-adolescent” se cache l’adulte infantilisé par l’industrie de la distraction ? Je vous invite à réfléchir à la campagne d’affichage “Be Stupid” placardée sur la moitié des murs de Paris…

    A propos de cette dole d’affirmation : “La propension naturelle des jeunes, c’est d’exalter le plaisir du moment”. C’est peut-être toute une ingénierie du social qui pousse “les jeunes” à vivre dans provient D’ailleurs, je pensais, peut-être à tort, que la philosophie et la sociologie avaient depuis longtemps éludé cette idée de “nature de l’homme”.
    Quand à la “Sociabilité effervescente”, je vous invite à ne pas le confondre avec “le plaisir de la consommation en groupe”, qui vous ne l’ignorez pas en tant que sociologue, est solidaire de son partage au risque de s’atrophier et de disparaitre.

    Concernant l’intégration scolaire, “la phobie scolaire” vous étonne tant que cela ?
    Nous devons peut-être nous interroger si un système scolaire qui sert l’intériorisation de la soumission et de la servilité à l’entreprise privée, et qui ne garanti même pas en cas de réussite scolaire l’accès à un métier procurant les moyens et les conditions d’une vie dans la dignité.
    Ce qui nous amène à l’argument le plus inattendu de votre intervention : “La compétition entre pays se fait sur le niveau d’éducation”.
    C’est un non sens dans tous les sens. D’abord, les pays ne sont plus en compétition (à part peut-être dans le sport), ce sont des entreprises privées qui sont en compétitions. Des colosses transcontinentaux. Et si vous entendez que la France doit miser sur l’éducation pour faire embaucher sa jeunesse pas ses entreprises, vous vous méprenez doublement.
    D’abord, à niveaux de compétences égaux, un citoyen su tiers-monde se louera moins cher à l’entreprise. D’où ce phénomène logique dont vous avez certainement entendu parler “la délocalisation”. Qui ne concerne plus seulement les ateliers de textiles, mais des secteurs de pointes…
    Puis, l’école, le collège, le lycée et leur destination finale, l’université, ne sont pas un lieu d’extériorisation des couts de formations de l’entreprise privée. J’ai dans l’idée qu’elles existent pour prodiguer une formation intellectuelle.
    Cela signalé, je reste à votre écoute pour élargir et approfondir ce débat.
    En amitié,
    Kerim Bouzouita

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