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	<title>Commentaires sur : Au-delà du G20: penser une nouvelle gestion politique des affaires du monde</title>
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		<title>Par : Sandra Colinon</title>
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		<dc:creator>Sandra Colinon</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 12:36:44 +0000</pubDate>
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		<description>Il s&#039;agit bien là d&#039;un problème de fond. Mais justement, seuls les Etats disposent du pouvoir et de la légitimité pour adopter des régulations ou d&#039;éventuelles taxations susceptibles d&#039;encadrer ces flux financiers. Ma démarche consistait donc à prendre le problème plus en amont: comment faire en sorte que de telles décisions, de nature politique, puissent être prises de manière légitime au niveau mondial ? Cela implique à mon avis la mise en place de nouvelles enceintes mais aussi une représentation directe des peuples au niveau mondial. Le rôle des associations est évidemment incontournable: ce sont des acteurs essentiels de toute démocratie. Toutefois, leur dynamisme salutaire risque de s&#039;essouffler si les propositions qu&#039;elles portent ne sont pas reprises à un niveau politique. Ne le pensez-vous pas ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il s&#8217;agit bien là d&#8217;un problème de fond. Mais justement, seuls les Etats disposent du pouvoir et de la légitimité pour adopter des régulations ou d&#8217;éventuelles taxations susceptibles d&#8217;encadrer ces flux financiers. Ma démarche consistait donc à prendre le problème plus en amont: comment faire en sorte que de telles décisions, de nature politique, puissent être prises de manière légitime au niveau mondial ? Cela implique à mon avis la mise en place de nouvelles enceintes mais aussi une représentation directe des peuples au niveau mondial. Le rôle des associations est évidemment incontournable: ce sont des acteurs essentiels de toute démocratie. Toutefois, leur dynamisme salutaire risque de s&#8217;essouffler si les propositions qu&#8217;elles portent ne sont pas reprises à un niveau politique. Ne le pensez-vous pas ?</p>
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		<title>Par : Margot ARNAUD</title>
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		<dc:creator>Margot ARNAUD</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 16:20:09 +0000</pubDate>
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		<description>Une brillante architecture qui se construit largement hors contexte. Il me semble que si l&#039;on prône une &quot;efficacité de gauche&quot;, il est important de commencer par un constat. Selon Keynes (négociateur britannique de Bretton Woods), le plus grand succès de la conférence résidait dans la possibilité donnée aux Etats de restreindre la circulation des capitaux. Depuis une trentaine d&#039;années, la liberté de circulation des capitaux équivaut à un &quot;droit de vote&quot; accordé aux investisseurs. Au dessus des parlements nationaux ou supra nationaux, il existe un &quot;parlement virtuel&quot; des investisseurs capable de voter contre les décisions qui ne bénéficient pas aux cercles restreints des puissances du secteur privé. La libre circulation des capitaux apparaît comme un droit fondamental primant sur les droits pourtant garantis par la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme: santé, éducation, emploi décent... Dans cette optique, affirmer que les critiques concernant une implication renforcée des Etats manqueraient de légitimité parce que émanant d&#039;associations non habilités à se poser comme représentantes des peuples me semble tomber à côté de l&#039;essentiel.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une brillante architecture qui se construit largement hors contexte. Il me semble que si l&#8217;on prône une &laquo;&nbsp;efficacité de gauche&nbsp;&raquo;, il est important de commencer par un constat. Selon Keynes (négociateur britannique de Bretton Woods), le plus grand succès de la conférence résidait dans la possibilité donnée aux Etats de restreindre la circulation des capitaux. Depuis une trentaine d&#8217;années, la liberté de circulation des capitaux équivaut à un &laquo;&nbsp;droit de vote&nbsp;&raquo; accordé aux investisseurs. Au dessus des parlements nationaux ou supra nationaux, il existe un &laquo;&nbsp;parlement virtuel&nbsp;&raquo; des investisseurs capable de voter contre les décisions qui ne bénéficient pas aux cercles restreints des puissances du secteur privé. La libre circulation des capitaux apparaît comme un droit fondamental primant sur les droits pourtant garantis par la Déclaration universelle des droits de l&#8217;homme: santé, éducation, emploi décent&#8230; Dans cette optique, affirmer que les critiques concernant une implication renforcée des Etats manqueraient de légitimité parce que émanant d&#8217;associations non habilités à se poser comme représentantes des peuples me semble tomber à côté de l&#8217;essentiel.</p>
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