ACTUS

Restauration du camp d’Auschwitz-Birkenau

3 février 2010


Communiqué de presse de Bertrand Delanoë



Paris s’engage pour la restauration du camp d’Auschwitz-Birkenau



S’étalant sur 191 hectares, le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau tombe peu à peu en ruine. 1,1 millions de personnes dont 1 millions de Juifs, furent exterminées dans ce qui demeure comme le plus terrible symbole de la barbarie nazie.


A l’heure du 65ème anniversaire de l’ouverture de ce camp, le cri d’alarme lancé par le premier ministre polonais, Donald Tusk, doit être entendu, lui qui depuis un an, appelle la communauté internationale à mobiliser 120 millions d’euros afin d’assurer la préservation et l’entretien de ce site « comme un rappel à la mémoire et une preuve du crime accompli ».


L’ampleur des travaux est effectivement considérable, intégrant à la fois les 22 baraques en bois de Birkenau, des bâtiments en briques, les miradors ainsi que les vestiges des funestes chambres à gaz et fours crématoires.


Seule l’Allemagne s’est à ce jour engagée à hauteur de 60 millions d’euros. Face à cet enjeu, il est pourtant essentiel de servir la vérité en préservant la trace de l’indicible comme témoignage à destination des jeunes générations.


C’est pourquoi, au nom de notre capitale, je proposerai aux élus du Conseil de Paris – et ce dès notre séance de février – que notre collectivité contribue à ce chantier majeur, à hauteur de 310 000 euros, soit l’équivalent symbolique du coût de restauration d’un de ces 22 bâtiments, où des centaines de milliers d’êtres humains furent parqués dans des conditions parfaitement atroces, confrontés quotidiennement au froid, aux épidémies, à la faim et à la brutalité bestiale de leurs bourreaux.


Je souhaite qu’à son tour, la France joue pleinement son rôle, à la mesure de ce que l’Histoire peut légitimement attendre de notre pays.

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