ACTUS

Reconstruction d’Haïti

19 février 2010


Communiqué de presse de Bertrand Delanoë


Nicolas Sarkozy a annoncé la tenue, le 25 mars prochain aux Antilles, d’une conférence des villes et régions du monde sur la reconstruction d’Haïti. Une telle annonce appelle les précisions suivantes :


Cette initiative s’inscrit dans le cadre du mandat donné par l’ONU à la France afin d’organiser la mobilisation indispensable des collectivités territoriales.


Cette mobilisation s’est déjà largement déployée, s’exprimant de façon très concrète à travers des subventions d’urgence dédiées en particulier à l’hébergement des populations, à l’aide sanitaire et à l’acheminement d’eau, mais aussi à des interventions ciblées, en synergie avec de nombreuses ONG.


A Paris, par exemple, cet engagement s‘est traduit par le déblocage immédiat d’une aide allouée à des projets de Médecins du Monde et d’ACTED. En outre, un dialogue quasi-quotidien avec la Plateforme des Associations franco-haïtiennes, le Comité Urgence et Soutien pour Haïti, ainsi que la Maison d’Haïti à Paris a permis de mettre en place des opérations de solidarité portées par la communauté haïtienne de France (numéro vert, soutien psychologique, aide aux levées de fonds…).


D’autres villes, françaises et étrangères, ont également manifesté sans délai leur solidarité, illustrant par là même l’intensité du lien entre collectivités, à l’échelle mondiale. Ainsi, l’Association internationale des Maires francophones (AIMF), a veillé, dès le lendemain du séisme, à débloquer des moyens sur son fonds d’urgence.


Mais au-delà de l’urgence se pose la question de la reconstruction à plus longue échéance.


A l’invitation conjointe de notre capitale et de l’AIMF, le maire de Port-au-Prince sera à Paris lundi et mardi prochains, pour définir, en harmonie avec l’ensemble de nos services municipaux, les termes d’une stratégie de reconstruction de sa ville, si cruellement touchée, et à laquelle notre cité a décidé de consacrer 1,5 million d’euros sur trois ans.


Dans ces conditions, pour mener à bien le mandat reçu, il semble indispensable que la France ne néglige pas le travail d’ores et déjà accompli par les collectivités et par les réseaux mondiaux de villes, particulièrement investis. C’est notamment le cas de la principale association de collectivités mondiales « Cités et gouvernements locaux Unis » (CGLU). Celle-ci est en contact étroit et permanent avec l’ONU afin de coordonner la contribution de chacun.


Dans cette perspective, un calendrier de travail précis a déjà été arrêté. Outre la participation de nos collectivités à la conférence de New York, les réseaux de villes se sont organisés pour élaborer une réponse coordonnée : le prochain Bureau exécutif de l’AIMF se tiendra le 26 mars à Liège et formulera des propositions concrètes de soutien des villes francophones. Quant à CGLU, son prochain Bureau exécutif, à Chicago le 26 avril, la conduira à prolonger de façon opérationnelle, les conclusions de la Conférence sur la Reconstruction organisée à l’ONU le 31 mars.

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