ACTUS

Emplois fictifs : Badinter “approuve” la décision de Delanoë

1 septembre 2010


Paris, 31 août 2010 (dépêche AFP)


Robert Badinter (PS) a “approuvé” mardi la décision de Bertrand Delanoë sur le projet d’indemnisation de la ville de Paris pour des emplois fictifs et a “souhaité” aussi que si une peine est prononcée par le tribunal contre Jacques Chirac elle soit de “pur principe”. “Je comprends et j’approuve la décision de Bertrand Delanoë, a affirmé l’ancien garde des Sceaux sur Europe 1. “Oublions la qualité des parties et ne voyons que l’intérêt de la ville de Paris”. “L’accord n’est pas critiquable du moment que la ville de Paris retrouve ce qu’elle a perdu”, a affirmé le sénateur soulignant qu’il s’agit d’une “procédure normale et ordinaire”. Selon lui, “ce qui serait apparu comme une attitude politicienne c’est si, alors qu’on offrait le remboursement de la ville de Paris on le refuse afin que la peine éventuellement encourue par l’ancien maire de Paris soit plus sévère. Là, on aurait pu dire c’est une attitude de volonté de vengeance politique”.


Selon M. Badinter, M. Chirac “bénéfice d’une mansuétude exceptionnelle de la part du parquet” qui “à l’evidence a fait tout pour qu’il ne comparaisse pas”. “M. Chirac c’est maintenant un homme âgé, il a eu une grande carrière politique, comme président de la République il a incarné la France, a rendu de grands services, avec ses conceptions, à la République”, “sa carrière est achevée”, a relevé M. Badinter. “Je pense comme la plupart des Français et je souhaite que si une peine doit intervenir soit de pur principe”, a-t-il ajouté. “Cela a été utilisé dans d’autre cas pour des personnalités politiques : quand il n’y avait plus de partie civile ni de préjudice causé, on peut se prononcer sur la culpabilité et en même temps dispenser de toute peine”, a souligné M. Badinter. “Les Français sont égaux devant la justice au moment où ils comparaissent. Evidemment en comparaissant on regarde l’âge, le parcours et la meilleure sanction”, a-t-il dit.

2 commentaires à “Emplois fictifs : Badinter “approuve” la décision de Delanoë”

  1. DAVID dit :

    Monsieur Delanoe,

    Je croyais à votre intégrité morale et votre respect du fonctionnement de la justice envers un de ses sujets.
    Quelle déception est la mienne quand je vous vois être de connivence, être complice, être détourneur de fonds publics avec un homme politique qui a abusé de son pouvoir pour venir en aide à son camp, sans l’impartialité que confère une fonction.
    Sans doute y trouvez vous des avantages?
    Par ailleurs, utiliser le critère de l’âge comme motif de prescription des faits me semble un non respect d’un jugement que le peuple pouvait rendre.
    Je suis maire d’un village rural et je vais pouvoir expliquer aux personnes âgées qui ont la retraite minima, et que nous aidons tous les jours, que vous allez nous dire comment l’argent public que vous savez manifestement bien utiliser va pouvoir leur être octroyé afin de régler les agios que leur banquier ne manquera pas de leur réclamer dès le premier euro de découvert.
    Voila ce que je souhaitais vous exprimer en espérant que, s’il vous reste un minimum d’honneur et après être revenu sur un accord faisant payer à l’argent public des détournements de fonds, vous démissionniez du parti, socialiste auquel manifestement vous ne croyez plus et rejoignez les autre traîtres que sont Bernard Kouchner et Eric Besson qui, aujourd’hui, valent mieux que vous car assumant leur changement politique.
    Je vous en supplie, ne venez plus nous donner de leçons sur la réforme des retraites, cela sonne trop faux
    Recevez, Monsieur, l’expression du plus profond dégoût de ma part.
    DAVID Jean-Paul
    Le Lory
    46240 USSEL

  2. R. Nathalie dit :

    Oui, je veux bien me faire offrir un emploi (pas fictif) auprès de la ville de Paris, bien que j’ai demandé à Monsieur Chirac à une époque de m’en proposer un, il m’a été répondu de contacter le service social de la mairie de mon arrondissement si j’avais besoin d’argent. Tout ce que je demandais, c’est avoir les moyens de me loger par mes propres moyens car j’attendais depuis 11 ans que l’on me change mon logement. Sauf que lorsqu’on est parent d’un enfant porteur de handicap, on n’est pas pris au sérieux, on est pris pour un mendiant, un clochard. Je ne réclamais pas la charité mais un emploi à la hauteur du temps que je pouvais accorder à la collectivité. Alors, que dois je conclure ? On permet d’effacer des escroqueries sur des emplois fictifs, mais on n’aide pas une personne à obtenir un vrai emploi, on la traite comme une pouilleuse ? Je vous laisse conclure !

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