ACTUS

Anniversaire de la mort de Malik Oussekine

6 décembre 2011

Communiqué de presse de Bertrand Delanoë


Il y a vingt-cinq ans, Malik Oussekine était frappé à mort, rue Monsieur le Prince, à Paris, lors de la manifestation le 6 décembre 1986 contre le projet de réforme des universités.


La mort de ce jeune homme vient nous rappeler aux raisons fondamentales de lutter, toujours, pour les valeurs essentielles de notre République.


Ce triste anniversaire invite à la fidélité du souvenir, mais aussi à l’exigence, à la clairvoyance, à la volonté.


Au nom de Paris et en mon nom personnel, je m’incline, avec émotion et respect, devant la mémoire de Malik Oussekine.

3 commentaires à “Anniversaire de la mort de Malik Oussekine”

  1. deenaz dit :

    Merci monsieur Delanoë pour la grandeur dont vous faite part, toujours à contre-courant des idées rétrogrades et obscurantistes condamnant le devoir de mémoire.
    Merci pour cette hommage rappelant l’injustice subie par ce jeune homme.
    cordialement

  2. nicole dit :

    Merci. ce souvenir est ravivé d’une manière profonde et intelligente. la place de l’Homme dans les luttes et engagements.

  3. babeil dit :

    On voit toute l’hypocrisie dont font preuve les mêmes qui prétendent vouloir rendre hommage aux victimes des violences et de l’oppression. Monsieur Delanoe fait preuve d’un déni total insidieux dans cet article incomplet. Il évite de mentionner les circonstances exactes de la mort de Oussekine, au point qu’un lecteur ignorant tout de cette affaire ne comprendrait pas de quoi il s’agit.
    Il se garde de rappeler que Oussekine n’était pas un manifestant mais un excellent étudiant de la Sorbonne qui circulait en marge des manifestations, qu’il a été tué par des policiers sans motif apparent, gratuitement et donc que le crime était vraisemblablement de nature raciste. Du déni on passe à la dénégation des institutions judiciaires refusant systématiquement de reconnaître le caractère raciste des crimes policiers. Et à cette dénégation s’ajoute celle de pseudo-humanistes de gauche faisant passer au second plan la haine et l’intolérance – envers les noirs et non envers les homosexuels cela va de soi – quand ils ne sont pas frappés comme Monsieur Delanoe d’une amnésie totale concernant les questions raciales.

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